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Ceci n'est pas un blog

# Micro blog

18/07/08
16:18
Elle a prit tous ses médicaments et elle s'est couchée, elle est dans le coma
17/07/08
22:03

Si ça se trouve elle est mort, je ne sers à rien
16/07/08
20:45
Je n'ai rien à dire
15/07/08
14:38
Retour Musilac, retour sur msn, retour blog
10/07/08
11:15
Préparation départ Musilac, valise + camping = retour le 14 juillet
08/07/08
02:46
Je n'ai plus que 3 abonnés à mon blog, c'est presque triste
05/07/08
21:41
Réouverture du micro blog
Jeudi 17 avril 2008
On était jeune, je avais tout juste 15 ans - peut être moins, peut être plus, les souvenirs ne sont pas la chronologie de ma vie, seulement les traces - . C'est arrivé quelques années de suite, au printemps, quand les nuits sont moins longues, plus claires, ni glaciales de l'hiver, ni étouffantes de l'été, juste fraîches. On se retrouvait, bande d'amis, garçons et filles hétéroclites, pour passer une nuit dehors, nuit à la belle étoile, la belle affaire, la grande aventure. On partait pas loin, quelques centaines de mètres de la maison - avantage discret de la campagne que d'offrir l'ailleurs à quelques pas de là -, avec pour bagages nos sacs de couchages, de quoi faire du feu, quelques grillades, mon poste radio cassette Philips, le blanc avec les haut-parleurs en forme de boule, je crois qu'on écoutait Renaud, et pas une goûte d'alcool. On se posait là dans notre coin de nature en se foutant du moindre idéal écolo, juste pour le plaisir d'être là, on faisait du feu, on attendait la nuit tomber, mangeait de la viande grillée et on s'amusait de rien, d'un rien, d'être-là, ensemble si je ne m'abuse. On jouait nos vies s'amusant autour du feu, les pieds dans l'herbe, le torse aux étoiles, sur fond de musique - j'ai un souvenir précis, photographie sonore d'un instant dansé autour du feu sur la BO de Dracula le film de Coppola, on jouait les loups garous -. On finissait par s'allonger, le feu couvait, la tête vers les étoiles on refaisait le monde, on explorait l'univers dans la banalité d'instants vécus mille ans avant nous, mille ans après nous. Certains s'endormaient, d'autres voyaient le jour se lever. Y'avait trois fois rien, trois fois rien de relations humaines, d'échanges et d'instants indécisifs, mais c'était là, à nous, à jamais à nous puisque gravé dans le souvenir.

Et voilà maintenant que je me souviens que ça m'interpelle, quand je vois ce souvenir à la lumière des soirées d'aujourd'hui, les mêmes gens avec 15 ans de plus, les litres d'alcool qui coulent à flot et les âmes trop ivres qui touchent le fond, qu'y a t il de plus ? Y'a t il une plus value ? Un avantage ? Une raison à tout cela ? Il y a aujourd'hui tout juste trois fois rien de relations humaines, ni plus, ni moins, ni mieux qu'avant mais aujourd'hui il y a tous les artifices - sans le feu -, le goût amer du whisky à moins que ce soit celui du superflu.


article pour répondre à Z la louve d'Indomestique
par rémy - avatar publié dans : # Espace intérieur
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Lundi 7 avril 2008

[…]

Il y a longtemps que je ne me suis pas retrouvé ainsi adossé à mon œuvre, acculé par ma posture d'artiste. Triste sort n'est ce pas ? Je me retrouve avec un travail à produire, je dois une création (comme si l'on pouvait contraindre à créer), je me dois d'une création sans aucunes obligations, sans autres contraintes que le luxe de construire une œuvre et d'articuler mon mémoire autour. N'importe quelle œuvre. Juste une création dont je sois l'auteur, une carte blanche. Ca devrait être simple, attiser ma flamme d'artiste et mon seul souci devrait être de crouler sous les projets. Mais je suis de glace, glacé, comme pris par la banquise, dérivant lentement mais sûrement dans une infinie étendue brumeuse.

Cette carte blanche n'est pas un sésame, non, c'est plutôt une sorte de Erased Michelin et me voilà perdu, sans repères, artiste défroqué sans cardinaux errant au milieu de rien avec pour seul bagage mon encombrante prétention et mes illusions chancelantes. Je suis là, las, l’artiste à l'attitude artistique suspendue au dessus d'un précipice, celui de cette feuille blanche que je rempli d'idées noires en espérant, naïf, que ça conjurera la peur, remplira le vide.

Posture pathétique, éculée, ancestrale, celle de l’artiste au commencement, face à face avec soi même, à ma droite la volonté d’être un grand artiste, à ma gauche la peur de ne pas y parvenir. Et je reste planté là, trop lourd et trop las et peut être même trop lâche pour endosser l’héritage qui m'échoie. Je suis cet enfant égaré dans la nuit qui entend dehors les cris étranges de lointaines créatures. Ils résonnent à mes oreilles les noms glorieux de la photographie, de l'art, de la pensée tout droit issus d’une fantasmagorie mythologique, la mienne, avec un écho déformé, effrayant, ténue et tenace. Je suis un pantin sous la menace d’un Damoclès cyclope braquant sur moi son œil unique de Leica, un minuscule pantin qui tressaute quand résonnent les rafales. Mais l’art n’est plus un jeu d’enfant.

 

Soudain je me rappelle que parfois je m'imagine en Jeff Koons (pas pour un supposé talent, mais pour le prestige, l'apparat, l'aura médiatique en guise d'auréole) pape de pacotille régnant sur le monde de l'art. Si lui a réussi alors je le peux aussi, le postmodernisme a au moins ça de bon, il décomplexe les prétentions artistiques autant qu’il malmène le bon goût.

Cette pensée rassurant mon ego j'ai lancé mes idées en nombre, extravagantes, provocantes surtout, et plus généralement absurdes, abstraites, abyssales, de véritables projets fast-food, forcément séduisants parce que gavés aux arômes de synthèses ; ça y est je suis l'industrie culturelle à moi tout seul, homme orchestre de ma propre cacophonie dont au final j'épargnerai le monde d’un étalage grotesque.

Oui, je me lance d’un coup sec, rejouant la fulgurance, comme si soudain la foudre m’avait frappé en m’offrant l’inspiration descendue du ciel. Une sorte de théophanie artistique vengeresse et imbue d’elle-même, mes projets pleuvent, violents et provocants, et je suis sûr d’avoir raison. Je vais révolutionner le voyeurisme, non encore mieux je vais déverser des litres d’eau juste pour les gaspiller, oui monsieur, un gaspillage conscient et orchestré, c’est bien cela ; un gaspillage terroriste, je vois déjà d’ici les photos, les litres d’eau qui s’écoulent sur la place de la Concorde, sur la plage de Miami ou sur le parking désert d’une zone commerciale un dimanche. Ca y est je palpite, je suis Jeff Koons, je suis le roi, je suis génial. Durant un temps en tout cas, enfin juste un instant.

Très vite, trop vite, je me prends dans la gueule l’âpre réalité, elle est petite, pathétique, ridicule, minuscule, risible, naïve et c’est ça le pire, oui naïve, elle me renvoie à ma naïveté. Alors j'ai vite fait de donner à ces projets fast-food une tonalité bio, j’ai fais d’eux des projets bio 100 % fétus de pailles naturelles auxquels je mets le feu. La fumée me rend amer, acre, anxieux, révélant mon incapacité à égaler mes envies.

Elle était donc là la peur, première, primale, primaire, ancestrale, celle de la comparaison. Ce n’est pas du regard des autres que vient cette peur, encore moins de leur jugement mais de mon propre regard, mon propre jugement. Peur de comparer mes prétentions et mes actes, mes intentions et ce que peinent à incarner mes œuvres. J’ai beau être malmené par mes affects, afficher des prétentions artistiques, je n’en garde pas moins tout près de la surface de ma conscience une forme de lucidité sur ma pratique, une connaissance que j’imagine assez juste de ses limites. Mais que faire ? Les refouler assez longtemps pour pouvoir m’engager dans un projet dont je voudrais le rayonnement au-delà de mes limites ? Ou alors les accepter, les aborder fièrement ?

 

Pas la peine de me jouer le refrain des théories universitaires sur l'art et la création. Si je conviens à en reconnaître la pertinence elles me paralysent, m'effraient et me fascinent. D’accord le postmodernisme est une hydre sans visage qui avec ses mécanismes a phagocyter notre société, d’accord le monde de l’art est un poste avancé de cette idéologie, bien sûr, moi aussi je constate la fin des valeurs et l’émergence d’un grand n’importe quoi dans l’art. Mais putain merde qui je suis, ou est ce que je suis dans cet ordre des choses ? Artiste libre ou simple élément de contrôle social, infime rouage d'une industrie qui m'ignore. Plus je le sais, moins j'ai envie d'avancer.

Alors à quoi bon éclairer mes lanternes ? Au final je suis tiraillé par deux forces antagonistes, le poids du système et celui de ma prétention. Il est facile de dénoncer le système pour celui qui ni appartient pas. Mais moi ? Comment puis je dénoncer un système auquel j’appartiens, un système sans qui mon art n’existerai pas ? La schizophrénie est elle la seule porte de sortie ? Parce que oui, bien entendu que j'emmerde Jeff Koons, le monde de l'art et la reconnaissance, bien entendu que j’aspire à créer du sens critique qui permettrait au spectateur de s’enrichir mais j'emmerde aussi ceux qui m'ont mis à cette place, les théoriciens, le hasard, le destin et le déterminisme social.

Je voulais faire de la photo comme témoignage de mon libre arbitre, mais si cela n'existe pas, n'est plus possible maintenant que je suis éclairé, alors la seul chose qui me reste à faire c'est de tout faire péter. Et tant qu'à faire sauter la photographie autant le faire avec plaisir, foutre de grands coups de pied dans la photographie en éructant sauvagement.

Je me suis pris au mot, j'ai suivi cette idée au pied de la lettre. J'ai attrapé un appareil et je lui ai donné un grand coup de pied l'envoyant valdinguer dans la rue, je l'ai suivi et je l'ai frappé un autre coup, encore et encore jusqu'à ce que je me sente mieux.

Mais la rancœur est tenace, alors j'ai pris un autre appareil, je l'ai posé face à moi, j'ai pris un marteau et je l'ai frappé, encore et encore jusqu'à ce que je me sente mieux.

C'était primaire, primal, instinctif, mais ça faisait des photos, c’est devenu mon projet, mon œuvre, ma démarche, ma pratique parce que cette pratique me donne l’impression d’échapper à tout cela. C’est le moyen que j’ai trouvé pour faire de la photo sans faire de la photo, forme d’expression nihiliste qui reflète parfaitement mon ressenti. Un art de guérilla, plein de violence et de dépit tourné contre mon médium ; la photographie, contre son acteur ; le photographe.

Une façon de me désengager de ma pratique tout en conservant l’exercice, l’expérience. Je ne peux pas dire si c'est beau mais pour moi c'est de l'art, et tel était mon but, faire de l’art, et je laisse la masse seule juge de cet état de fait. Bon c’est peut être de l'art mais ça ne va pas bien loin, l'art défouloir est jubilatoire mais je reconnais que j'ai du mal à en dégager un style, une théorie d’art. Si je décide de laisser de coté cette pratique explosive, c’est parce qu’elle ma faite avancé, un grand pas, un petit pas, bref une étape sur ma route, j’ai retrouvé le goût de la photographie.

 

J’imagine bien que mes allers retours affectif vis-à-vis de la photo sont grotesque pour qui les observe avec recul, mais c’est dans ce processus que je renais. Je suis arrivé à un point où je ne me sens pas capable de proposer un projet crédible en tant qu'œuvre photographique alors que j’éprouve la volonté de le faire. Ma dernière piste alors c’est moi,  plonger en moi pour rouvrir les vieux dossiers pleins de mes images et m'y vautrer. Des images banales, instinctives compulsives, obsessionnelles, ratées, anecdotiques, des images faites sans y penser, juste parce que j’en avais envie. Je remonte le flot de ces photos sur des semaines, des mois, des années, à la recherche d'un je ne sais quoi, d'une chose profondément enfouie sous ma surface dans les bas fonds de mon être et qui surgirai des entrailles couverte de boue et de mes viscères, qui viendrait se poser sur moi comme le nouveau né sur le ventre de sa mère, avec une évidence suffisamment forte pour solder tous mes doutes.

Je remonte le flot de cette soupe originelle de ma pratique pour retrouver la source. Je bute enfin sur l’impression d’une cohérence, des images qui s’articulent les unes aux autres et qui étaient là n'attendant que d'être exhumés de mon intarissable flot de photogrammes. Des pieds, des chaussures, des photos simples, frontales, ces corps saisis par des cadrages mutilants, des pieds, des mollets, à peine une jambes, tous entrain de marcher fouler le sol du japon au Sénégal ou chez moi, toujours des pas justes assez proche pour être photographié, tout juste assez proches pour qu’ils me remarquent.

Drôle de jeu, c’est comme une ponction dans le réel qui prélève un morceau de fétiche presque anodin, en tout cas anonyme. Des images dépareillées, éparpillées, atomisées je pressens pourtant dans ce chaos qu’il y a du sens sous cet aspect éclectique. Oui, une logique, une cohérence, un je ne sais quoi qui fait sens, qui fait tenir ensemble ces images. En cherchant à comprendre je suis parts à la découverte de l'œuvre dont l’auteur inconnu habite en moi, série après série, je cherche à comprendre, le sens, le style de cet autre moi.

C'est à ce moment que je fais la prise de conscience dramatiquement banale, dont je ne suis ni le premier ni le dernier à faire, mais qui reste essentielle, qu’il est vain, inutile et pathétique de chercher à engendrer une œuvre d'art ex nihilo, de créer avec pour seule motivation faire de l'unique, du nouveau, du seul. Je comprends enfin ce qu’il se joue en moi depuis toujours ; c’est quoi la posture d’un photographe ? Je comprends mieux, je comprends enfin le sens d’une filiation, le sens de la photo documentaire.

 

Je renais, oui une renaissance, une naissance, artistique je l’entends, je m'émerveille comme un gamin, je jubile de jouer avec la photo documentaire. Ne plus être seul, pas dans la solitude mais dans cette idée éculée de l’avant-garde. Appartenir à d’autres dont il est admis qu’ils font référence. Découvrir cette appartenance, cette inscription à un registre qui qualifie ma pratique.

Je ne suis pas seul, sensation agréable de se poster dans le giron confortable de mes pères. Il y a dans le regard que je porte alors sur mes photos un feu qui fait le deuil de mon égocentrisme, de mes prétentions et mes illusions révolutionnaires et j’entrevoie la cohérence d’une œuvre. J’ai tout à faire, apprendre, apprivoiser, approprier, il faut que j’explore encore, que je m’accoutume à cette sensation nouvelle, je ne vais pas exploser, me répandre, me disperser, je vais conserver mon attention sur ce fétiche, la chaussure, qui semble avoir autan canalisé mes peurs que focalisé mon attention. Les contours de l’œuvre qui se dessinent sont encore flous, mes mots se trahissent je vais me taire et retourner penser, préciser ma prochaine étape.

par rémy - avatar publié dans : # Art ou pas ...
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Dimanche 30 mars 2008

Je ne suis jamais là quand il faut, un temps en avance pour le reste toujours en retard, jamais présent au bon moment pour les âmes que j'aime, infiniment insensible quand il s'agit de sauver celles qui appellent, je tombe en sentiment suave dès qu'il s'agit de sauver les condamnées puis j'aime des fantômes, je fais la guerre à des démons avec trois bouts de papier, j'embrasse des causes pour mieux les perdre ensuite, je prendre le temps de me perdre et je perds le reste à le prendre, je mène une vie de pacotille sans cotillons, je prétends au grand amour et me paie les charmes de femmes frivoles, je protège des sanctuaires où personne jamais ne vient puis je piétine les dans le noir en attendant des voitures qui ne viennent jamais, je trinque seul à de subtiles petites choses essentielles dont je fais des abstractions que j'appelle l'amour, la vie ou le bonheur et j'en oubli parfois de rester digne parce que dans le fond comme dans la forme j'aime tout cela. Suis je bien placé ?  Je suis en tout cas bien placé pour comprendre ou savoir ce que ressentent les fleurs coupées, Marie et Marilyne, les muses décharnées, les furies enchaînées, les nymphomanes mythomanes cleptomanes agoraphobes déchaînées, une poignée d'ange déçus, une armé d'autre déchus, peut être même deux trois démons, un microbe qui incube, les vieilles filles, les coeurs de pierre, les coeurs brisés, les danseuses de fin de soirée,  deux trois aussi de ceux qui se bafrent la cause tibétain à la télévision, les haltérophiles, les prostituées, quelques pervers, quelques terroristes, quelques théoricien de la cause sociale, le pape, Nelson Montfort, et Cerise de groupama et même moi. Je ne vais pas pour autant prétendre que nous sommes tous pareil, pas dans ce sens en tout cas.

par rémy - avatar publié dans : # Espace intérieur
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Jeudi 27 mars 2008
(variation sur le thème: tous points communs avec des personnages et situations existentes serai complétement fortuit mais si c'est le cas ça me régalerai grave, merci)


Etre où pas, ne pas être

Ma très chaire Emma, j'ai peur qu'il me coûte trop cher de rester avec toi. C'est un cruel paradoxe car je sais que je te suis chère tout autant que tu m'es chaire. Malheureusement, il n'y a plus de place pour deux ici, et à choisir je me choisie moi, vu qu'en ton temps tu m'as choisi je suppose que tu me comprends, nous sommes si proches. Je ne te quitte pas je m'en vais, je me barre, je me casse, je suis trop jeune pour être déjà casée, fidèle à une seule, même avec toi ma chérie, non tu le sens je n'ai plus ma place ici, non, moi, toi, ma siamoise, toi et moi je te quitte, non pas que tu ne sois désirable, les autres te le prouveront, mais parce que deux grands esprits ne peuvent pas cohabiter. Rassure-toi je ne vais pas te reprocher de bafouer mes idéaux, les autres te le diront, c'est juste qu'il il n'y a pas de place pour deux fines âmes, deux fines lames qui savent jongler avec les larmes, nous sommes une redondance, une résonance, un pléonasme, nous sommes vaine l'un pour l'autre, que puis je t'apporter que tu n'ai déjà, que puis je te révéler que tu ne sais pas déjà ? Que peux tu me faire que tu ne m'ai déjà fait, du jeun à la folie, du mépris à l'amour, on s'est souffert dans nos chaires, toi les meurtrissures et moi la jouissance, à moins que ça ne soit l'inverse. Et puis Emme tu le dis si bien, les modes sont éphémères et j'ai du pain sur la planche, d'autres groupies à satisfaire, d'autres clientes à enrôler, à dérober, dans leurs robes à fleurs légères les filles le sont aussi, légères, elles sont encore ce morceau de glaise que je sculpterai pour elles en grand vase creux ou je déposerai une fleur coupée, longue et fine. Avec toi c'est le bouquet, je le sais, tu le sais, trop grande gueule pour la garder fermée, trop belle gueule pour la garder esseulée, bouquet de narcisse bien plus que toi. Tu le sais tout comme moi les médias sont prévisibles, cyniques et séducteurs, c'est bientôt l'été je vais briller sur papier glacer. Emma tu ne me perd pas, petite papillon tu va voler de tes propres ailes et je sais et je te promets que les pétales diaphanes de mes fleurs faméliques te seront toujours ouverts, jamais flétris. Mais il n'y a plus de place pour deux, je suis ta chrysalide, tu es mon papillon, pose ta main sur ton coeur, un peu plus haut que le ventre, si tu le sens sous tes doigts quelque chose palpiter c'est qu'il est là le papillon, mon pavillon, fière étendard hissé haut, tu m'appartient, corps et coeur, mon drapeau claque au vent, tête de mort arc en ciel, je ne te quitte pas Emma, mais en corsaire avisée c'est l'amère qui m'emporte accomplir en chaire vierge mon éternelle renaissance. Tout comme toi ma chérie, je n'en fais qu'à ma tête, quand d'autre n'en font qu'à leur ventre, qu'à leur sexe, qu'à leur peur, qu'à leur bouche, qu'à leurs hanches, qu'à leurs fesses, qu'à leurs mains, qu'à leurs cuisses, qu'à leur os. Deux grandes gueules, deux grandes bouches c'est une de trop si ont aspire à un corps en filigrane. Tu es douée, je suis vaniteuse, tu es complexe, je suis complexée, tu es aimée, je suis méprisée, tu es jolie et j'en suis fière, tu es seule et je le sais, tu es jeune et je le suis, mais tout ceci ne s'additionne pas, tu es là et je suis vaine. Si bien sûr je suis dans tes veines, dans ta tête, un peu partout dans tes pensées, tes rêves et tes cauchemars, dans quelques cahiers, classeurs, agendas, sur ton blog, sur ta peau, dans ta vie, mais tu es là, c'est immuable et ça ne sert plus à rien que je reste. Emma je parts, n'oublie pas d'arroser les fleurs et de nourrir le chat, ou pas. Allez ma belle comme toujours on s'écrit, on se fait une bouffe.

Ana
par rémy - avatar publié dans : # Lettres à Ana
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Dimanche 23 mars 2008
silke.jpg
par rémy - avatar publié dans : # Images
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Dimanche 23 mars 2008
J'ai autour de moi plus de photo de Silke Spiegelburg que de réelles connaissances. J'ai refais ma déco, j'ai soldé mon passé, il ne me reste plus que six photos pour figurer deux fantômes, trois Nathalie Portman, une Britney Spears, trois Anna Ivanovic achetées sur Internet, deux Bernard Williams et deux inconnues volées en noir et blanc puis une composition abstraire composée d'une poubelle, d'un noir, une paire de jambe, une abomination et trois inconnues sur fond bleu. Et bien sur mademoiselle Spiegelburg un tirage grand luxe, noir & blanc sur plaque d'aluminium, plus un mètre vingt de long, je suis fasciné, amoureux, hypnotisé, accroché à une émotion figée.
De la place pour les vivants ?
De la place oui, laissée vacante.
Si encore j'arrive à aimer mon prochain il n'en va pas de même pour mon contemporain, pour mon con, mes cons, les cons et les connes.
A l'heure des réseaux Facebook me déraisonne, me réduit me révolte.
Je suis un chien de fusil, assis, solitaire immobile, solitaire, attention si tu me touches, un coup est parti si facilement.
A présent .j'ai soldé le passé.
Mais pourquoi une athlète presque inconnue inonde en moi plus d'émotion qu'aucun de mes contemporains ne parvient à le faire.

de l'émotion

des jolies yeux aussi et cette putain de dimension humaine, il y a certainement quelque chose dans la disproportion de sa détresse, une forme dérisoire de détresse dans le bouillonnement mais une détresse si intime que plus rien n'existe. Ces yeux qui ne mentent pas qu'ils me feraient pleurer. Elle n'est pas là, elle est là. Je paierai cher pour un jour rencontre une femme qui m'offre cet instant.

Mais ça ne se calcule pas, sauf si tu es très bonne actrice, c'est même parce que tu es très bonne actrice que je veux te croire, joue moi la sincérité, l'abandon, le désuet, je crois approcher ce qui me touche, une détresse aussi violente pour des raisons si dérisoires ne peut pas être feinte, alors s'il te plait joue moi cette détresse.

S'il est facile de jouir de soi, je veux dire seul, le sexe à la main ou la main au sexe il est plus dur de s'émouvoir de soi, je veux dire seul.
je me suis déjà branlé ce soir
maintenant je vais chercher le reste, en esthète, en solitaire, le peloton dois être bourré, shooté, dopé, ce soir j'ai toutes mes chances de lui échapper.
 
Que ceux qui m’aiment ne se sentent pas obligés de me suivre, ça serai absurde
par rémy - avatar publié dans : # Espace intérieur
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Mercredi 19 mars 2008

Je suis absolument fan de Dr house et j'assume je crois la totale dimension risible de la posture de fan. Oui ! Et même je la revendique. J'admire à deux doigts de l'idolâtrie le cynisme le théâtral la béquille la fontaine du hall jusqu'au basket de Grégory House. Maladie grave ? Je dois être atteins. Le mercredi soir je suis cloué devant la télé même si à la même heure le MHB réssite du handball. Malade moi ? Je tremble quand Dr House est atteind d'un cancer, je tremble pour la fin de la saison 3 et le futru de la saison 4.  Docteur c'est grave ? House bien sur. J'envisage de m'offrir une télé portable simplement par mimétisme et même me payer quelques escortes girls, une béquille, une moto et des yeux bleux. Oui je suis accro mais voilà mon problème.

France Toner sponsorise la diffusion série du mercredi soir sur TF1 alors est ce que je dois songer à m'offrir un photocopieur ?

fck
par rémy - avatar publié dans : # Article sans intérêt
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Mardi 18 mars 2008

Ce soir c'est soir de bal pour les débutantes névrosées, une salle des fêtes, ce soir c'est soirée de gala à l'école gladiatrices sociopathes. Il y Marie Jeanne qui est chaleur évidemment, chaude comme le braise elle est à peine habillée par des voiles transparents comme un papier à cigarette qui laissent deviner son corps objets de toutes les convoitises. Elle tourne de bras en bras dans la valse qu'elle inscrit en volutes éphémères sur la piste de danse. Dans un coin, prostrée sur une chaise, les yeux fixant le flou, il y a Tessa celle qui veut qu'on l'appelle TS, celle qui s'envoie sans sourciller des poignées de cachets qu'elle pioche au hasard dans son sac, Tessa très sur et certaine d'être le centre du monde se refuse à la danse préférant s'enfiler les rasades acidulées de la vodka accompagnée. Juste à coté du buffet, longiligne comme le serpent près du pommier, il y Ana, la jeune femme au sourire désincarné fait les yeux doux à l'assistance, éternelle séductrice elle s'amourache de la moindre lolita qui passe, et ses yeux lubriques dissimulent à peine l'envie fougueuse qu'elle a de les dévorer. Mais attention à celles qui se refusent, attention à celles qui lui préfère un canapé au saumon ou des crevettes à la mayonnaise, à toutes celles là elle tranche la main coupable d'un grand coup du hachoir qu'elle dissimule entre ses omoplates. Eloignons nous et entre deux slows des années 80 tendons l'oreille. Vous entendrez peut être un bruit qui provient des toilettes, c'est là que se trouve Mia qui à du mal à se faire vomir avec sa main tranchée, heureusement qu'elle a de l'art dans sa pratique et elle parvient à rendre à l'eau les crevettes décapitées. Je crois qu'elle est là depuis longtemps, elle dit pourtant qu'elle va y rester encore un moment, peut être même prendre racine dans ces toilettes tandis que le flux et le reflux des jeunes filles irréductibles pisseuses va et vient dans les commodités. Allons de l'autre coté, dans les toilettes des hommes, et tant qu'à y être passons la tête sous la porte pour voir pourquoi Lolita revient toujours débraillée, décoiffée, déniaisée de ses pauses à l'abri des regards indiscrets. La gentille aguicheuse n'a pas de gène à laisser jouer en elle les jouisseurs précoces et les vieux pervers, les livreurs de pizzas et les gardiens de phares, ceux qui lui prennent les hanches mais lui laisse le temps de se jeunesse. De retour en salle c'est la faucheuse qui fait le show cape noire et dents blanches, le claquement de ses talons sur la piste de danse électrise la foule, elle est en folie, en transe, en fureur et en sang aussi un peu. Ce soir c'est bal et pas de bal sans Carrie qui a abusée du rouge à lèvres, du rouge à corps, heureusement comme à chaque fois elle met le feu. Ce soir c'est le bal des précieuses et prétentieuses des petites saintes et si on cherche bien je suis qu'on tombera sur Frida et son manteau fourrure de chat, et qui sait peut être même Olga la blonde ce qui est sûr c'est qu'il y a bien là quelques catins en amuse bouche, celles qui font la queue et d'autre qui la prenne, et des le trouble des apparences il y a Sappho qui vient frôler son corps dans les dentelles humides des belles qui lui succombent. Il y très certainement encore une foule de débutantes qui balbutient leurs vies en croyant la savoir. Mais il est tard et je sens que je ne vais pas pouvoir rester plus longtemps ou bien ce soir au bal des débutantes les débutantes danseront au rythme des balles perdues. 

 -texte inspiré en faisant les cent pas dans la nuit sur la route en attendant que les pompiers finissent par agir-
plus préférantg_fck
par rémy - avatar publié dans : # Lettres à Ana
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Mercredi 16 janvier 2008

_deux_zéro_zéro_huit_

 

Prendre de bonnes résolutions :

Boire du café bien calibré, machine encore chaude, juste un sucre et penser à bien bouger puis m’enfiler cinq fruits et légumes, frais bien entendu et bio tant qu’à faire et puis penser à composter mes épluchures et laver mes mains. Prendre l’apéro le plus souvent possible et tôt tant qu’à faire, quelques verres de trop pour faire festif et un dernier pour la route bien entendu. S’offrir quelques flashs radars pour alimenter des jérémiades contre l’état, la police et le peuple. Remiser au grenier ma veste en fourrure et courir chez H&M et en passant s’arrêter chez Ikea chiner de jolis meubles suédois. Pleurer la misère qui s’abat sur le monde avec une sincérité bien dosée puis célébrer la joie avec une douce emphase. Rouvrir mon portable, mon msn, mes lettres, être sociable, affable, affubler mes phrases de quelques lolkikoumdr bien sentis. Être court, clair et concis. Arrêter de pirater les disques des Fatals Picards et sortir m’acheter un disque de Carla Bruni. Mettre du Delerm dans mon iPod pour me protéger les oreilles. Éviterai de manger trop gras, trop sucré, trop salé, tant qu’à faire éviterai de trop manger, et encore bouger et encore cinq fruits et légumes et patati et patates frites. Être solidaire bien sûr, avec les travailleurs, les étudiants, les gros cons de buralistes, les sales planqués de fonctionnaires, ces allumeuses d’infirmières, bref nos pauvres gens pris en otage. Arrêter de penser aux autres et penser qu’à ma gueule sans oublier de rester modeste, pleins de complexes de l’infériorité à l’impuissance. Cette année c’est décidé je vais fantasmer sur l’idée de coucher avec deux femmes, je vais avoir envie de m’offrir un écran plat, j’irai voir Astérix, je vais donner aux mendiants, je vais apprendrais mes poncifs par cœur, je ferai le buzz sur Youtube, je m’émouvrais de la mort, je vais avoir des pensées d’adultes, je vais arrêter de vouloir brûler des maisons, je n’aurai plus d’empathie pour les désespérés du monde entier, j’arrêterai de penser que la terre est ronde, cette année c’est décidé le monde tourne autour de mon nombril. Bonne année 2008.

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par rémy - avatar publié dans : # voeux
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Samedi 24 novembre 2007
Pas malade, pas amoureux, pas de sentiments, pas de questions, quelques faits, des effets de manches, effets de mots, beaucoup d'esbrouf, un peu de verbillage, de la paroles de blog bon marché.

Juste des faits, pas d'histoire, juste moi et l'objet de mes désirs.


Pas besoin des mots d'amour pour en jouir.


Juste vivre sans attaches, vivre sans contraintes, rien qui change, tout est unique, juste les corps pour le vivre.


Pas prendre le risque des mots pour tout gacher.


Pas de mots d'amour juste ce qui est violent, extrême, délicieux, intime, vaste, j'aime ce qui n'a pas de nom, pas de frontière et qui finalement ne se comprend pas, j'aime les actes qui ne s'expliquent pas en mots, pas même avec des mots d'amour.


Juste heureux juste en manque, j'ai pris goût à là sexualité en forte teneur pornographique, j'ai pris gout à la vie dans des recoins sordides.



tout juste médiocre, pas besoin d'être grand
fck
par rémy - avatar publié dans : # Zones érogènes
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# Rémy

  • : 03/04/2007
  • article-1
  • : Ceci n'est pas de l'art ni de la photo ni de la poésie, ce ne sont pas des écris ni des délires, ce n'est pas le néant ni l'émoi, ni le moi ni le fou ni le feu ni la flamme. C'est autre chose. Ceci n'est pas encore un blog. - textes & photos sont des productions personnelles [dans le cas contraire cela sera précisé]
  • : arts réflexion textes Poésie sexe weblogs

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- Je suis un réfugié -
- Je suis un mutant hypersexuel -
- Je suis un homme à prendre -
- Je suis un inadapté du lien social virtuel -

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