De la place pour les vivants ?
De la place oui, laissée vacante.
Si encore j'arrive à aimer mon prochain il n'en va pas de même pour mon contemporain, pour mon con, mes cons, les cons et les connes.
A l'heure des réseaux Facebook me déraisonne, me réduit me révolte.
Je suis un chien de fusil, assis, solitaire immobile, solitaire, attention si tu me touches, un coup est parti si facilement.
A présent .j'ai soldé le passé.
Mais pourquoi une athlète presque inconnue inonde en moi plus d'émotion qu'aucun de mes contemporains ne parvient à le faire.
de l'émotion
des jolies yeux aussi et cette putain de dimension humaine, il y a certainement quelque chose dans la disproportion de sa détresse, une forme dérisoire de détresse dans le bouillonnement mais une détresse si intime que plus rien n'existe. Ces yeux qui ne mentent pas qu'ils me feraient pleurer. Elle n'est pas là, elle est là. Je paierai cher pour un jour rencontre une femme qui m'offre cet instant.
Mais ça ne se calcule pas, sauf si tu es très bonne actrice, c'est même parce que tu es très bonne actrice que je veux te croire, joue moi la sincérité, l'abandon, le désuet, je crois approcher ce qui me touche, une détresse aussi violente pour des raisons si dérisoires ne peut pas être feinte, alors s'il te plait joue moi cette détresse.
S'il est facile de jouir de soi, je veux dire seul, le sexe à la main ou la main au sexe il est plus dur de s'émouvoir de soi, je veux dire seul.
je me suis déjà branlé ce soir
maintenant je vais chercher le reste, en esthète, en solitaire, le peloton dois être bourré, shooté, dopé, ce soir j'ai toutes mes chances de lui échapper.
Que ceux qui m’aiment ne se sentent pas obligés de me suivre, ça serai absurde
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