# Attention

Ceci n'est pas un blog

# Micro blog

18/07/08
16:18
Elle a prit tous ses médicaments et elle s'est couchée, elle est dans le coma
17/07/08
22:03

Si ça se trouve elle est mort, je ne sers à rien
16/07/08
20:45
Je n'ai rien à dire
15/07/08
14:38
Retour Musilac, retour sur msn, retour blog
10/07/08
11:15
Préparation départ Musilac, valise + camping = retour le 14 juillet
08/07/08
02:46
Je n'ai plus que 3 abonnés à mon blog, c'est presque triste
05/07/08
21:41
Réouverture du micro blog
Vendredi 4 juillet 2008

On m'a toujours dit qu'il fallait dire merci et c'est pour cela que je me suis dis qu'il est temps pour moi d'adresser deux salves de remerciements à des personnes que j'aurai du remercier depuis longtemps. Je profite que ce blog m'offre une minuscule tribune publique pour faire ces remerciements.

Salve une ! __  . . . boom !

Dans un premier temps je voudrais remercier tous les mecs, les garçons, les hommes qui sortent avec des cas désespérés, des filles désespérantes. Oui merci à toi de sortir avec une moche, ne faites pas vos mijaurées vous voyez bien de quoi je parle, je parle des filles moches, les filles sans classe vulgaires et mal fagotées, les voitures volées  trop maquillées, mal maquillées, qui sentent trop fort un parfum trop sucré écoeurant, je parle des grosses, non pas des grosses assumées ou épanouies, non je parle des grosses qui s'empifrent et se remplissent sans parvenir à combler leur vide intérieur ces grosses vulgaire qui sortent du cinéma en gardant leur litre de coca entamé éventé et tiède (mais pourquoi d'ailleurs ? pour se rincer la bouche après la gâterie qu'elle fera à son mec pendant qu'il fini les pop corn ?), je parle des petites bourgeoises moins bohèmes que prolétaire, les filles bardées de marques, clinquantes, aux bijoux trébuchants, hautaines et exubérantes. Oui je parle des filles désespérantes, jeunes filles sans saveurs aux personnalités anorexiques, culture en berne à la rigueur en Stéphane Bern, les apprenties potiches ni désirables ni jolies. Les moches, les connes et celles qui cumulent, les fins de séries ou bas de gamme qui ne parviendraient pas à me lever une érection, les dépressives défaitiste à la féminité en ruine, les vieilles belles qui s'accrochent à leur illusions en mini jupe, à toutes les refoulées de la Star Ac, les starlettes qui finirons dans ma télé, film x ou télé réalité, les futurs mamans qui appelleront Super Nany pour réparer leur indigence éducative. Oui, merci à vous les hommes, merci à toi mec qui sort avec une fille pareille, oui merci à toi tu me sauve, tu sauve le système, tu la sauve elle, merci du fond du coeur.


Salve deux __  .  .  . boom !

Dans un deuxième temps je voudrais remercier toutes les filles, gamines, femmes qui sortent avec des cas désespérés, des mecs désespérants. Merci à toi de sortir avec une loque humaine, un mec gavé de testostérone fière de l'être, muscles durs et esprit creux, ce mec qui ne se prend pas la tête en d'autre terme un animal, un roi du divertissement, descendance dégénérée d'Aldo Maccione au machisme intégré, ces mecs passe partout, les orgueilleux de leur condition, les mal vêtus males habillés selon leur conception du beau, les sans respect, culture de nazes, les coeurs fermés, les footballeurs, les sportifs, les supporters, les intelos, bref les défenseurs de tous les ghettos, merci à toi la femme de sortir avec ce boeuf, bêtes de sommes, bref trois fois rien. Oui merci à vous toutes les âmes charitables, plus soeur Emmanuelle qu'Emmanuelle, merci à toi qui prend le bras de ce gamin qui pense qu'il va te sauter avec un ciné et une blague, merci à toutes de leur donner l'illusion d'un amour qu'ils ne peuvent même pas comprendre, tous ces types briseurs de rêves, ces quelques violeurs, les quelques uns qui finirons par vous battre, les autres par vous tromper, parfois les deux, merci aux filles qui savent dire oui aux conducteurs de belles voitures et même à celles qui acceptent de se faire sauter dans une voiture tunning sur de la techno bon marché, merci à toi d'aimer ce futur père absent ou celui là qui expose sa virilité et son portable, tous ces mecs bon marché, des deuxièmes mains même pas révisés. Oui je te suis reconnaissant de faire cela jeune fille, courage ne change rien.

Aujourd'hui rien à changé pour moi, même rancoeur, même ironie, toujours le même état d'esprit, plus que jamais je m'offre cette réédition et j'emmerde le monde.
par rémy - avatar publié dans : # Mes textes préférés
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Jeudi 3 juillet 2008

Les voyages forment la jeunesse ; c'est que l'on dit quand justement on ne sait pas quoi dire. Mes voyages à moi forment ma genèse, en voyage j'ai l'esprit alerte et plus avide qu'à l’accoutumer (même s'il faut se méfier des accoutumances). Dans cet état les idées fusent, très facilement, fussent-elles pertinentes ou pas, je vibre et le bouillonne, je brouillonne et parfois même j'écris. Quand j'étais en voyage à Madagascar, après quelques jours à me repaître de la misère urbaine, à me glisser dans quelques quartiers pauvres puis ayant traversé une campagne sans age et sans époque, croisant milles visages j'étais plein de choses à dire, prétentieuses et ambitieuses bien sûr. Alors j'ai ébauché un article qui commençait comme cela :

"Ici Ana s'appelle Misère, son emprise s'étiole et sa prison s'effondre. Les douces lettres d'Ana, ses tendres prières, ses prétentions au bonheur, tout son coeur, sa logique destructive, son envie restent lettres mortes bien rangées dans un cahier qu'ici personne n'a les moyens de s'offrir. Ana peut bien venir roder sur le corps affamé des jeunes filles des quartiers habillées de Misère elle n'y aurait rien à gagner et tout à perdre. Tout au plus elle pourrait bader avec envie ces corps maigres par raison d'état car ici sa cousine Misère emmerde les calories, le jeûne, la balance, le sport, les os et la peau. On ne mange pas c'est tout, l'assiette est vide, l'avenir aussi, ici on marche c'est ainsi, des heures, des kilomètres et on n'y pense pas pour ne pas sombrer dans le désespoir. Quel gâchis n'est ce pas Ana ? [...]"

Le texte continuait ensuite en déblatérant sur ces jeunes filles devenues mère très vite, indistinctement femmes enfants mères filles, et sur ces endroits coupés du monde à l'abris d'hypothétiques influences néfastes, bref rien que des choses très consensuelles d'une pédance écoeurante et d'un ennui pathétique. Mais je suis revenu dans la capitale, j'ai marché encore dans les rues et j'ai croisé des jeunes femmes anorexiées. J'ai compris que là bas comme ici les jeunes filles, petites Barbies couleur caramel, se font aussi abuser et voler leur virginité par d'imperturbables violeurs, là bas comme ici Ana offre à certaines jeunes femmes un refuge, rempart illusoire contre la crasse des autres. La misère ne protége pas de soi. Alors mon bel article est tombé à l'eau et a coulé à pic. Cet article je ne l'écrirai pas.

Je suis con parfois.

par rémy - avatar publié dans : # Lettres à Ana
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Jeudi 26 juin 2008

Elle est mon festival de Cannes, ma joaillerie grand luxe, mon tapi rouge, mon instant d'exception. Elle est pour moi comme ces colliers, ces bijoux inestimables que l'on prête aux stars le temps d'une soirée pour qu'elles resplendissent un peu. Elle se prête ou s'offre à moi, elle sorte de sa vitrine vitres blindées pour un instant sur ma peau. Elle est ma rivière diamants, ma joaillerie sans prix, la parure que je porte avec fierté, avec plaisir et avec une grande fébrilité. Pierres précieuses lisses et polies, pierres brutes traces de ciseaux et de ciselures, toujours une parure différente. Je ne saurai la remercier à hauteur du bonheur de ces instants là.

par rémy - avatar publié dans : # Prière insoumise
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Mardi 17 juin 2008

mise à jour 17/06/08 15:01


Les corps. Comment parler des corps qui me touchent ? De celles que je trouve belles, des corps qui m'émeuvent. De ces corps tiraillés de tout leur corps, corps à la féminité ébauchée, objet du désir ou objet du délit, corps prison ou piédestal. Je ferai mieux de me taire plutôt que de dire que je trouve très belles les marques subtiles ou ostentatoires de la souffrance et de la tyrannie. Mais ces corps trop frêles pour être réels incarnent pour moi ce que je trouve beau : la dimension humaine. Mais c’est devenu politiquement incorrect de trouver beaux ces corps trop minces, ces corps décharnés, tailladés, déformés, transformés, douloureux, ces temples impies, ces corps diaphanes, transparent ou ensanglanté, ces corps qui suintent, rejètent et vomissent, qui refuse de se plier, ces corps brillants, frêles et fragiles mais fulgurant de féminin ; magnifiques. Si je ne tais pas l'expression de mon goût je risquerai même la prison au nom de l'apologie. Mais je ne fais aucune apologie, je dis juste ce que je trouve beau et je n'ai pas la prétention de dire au monde ce qu'il faudrait qu'il fasse pour me plaire. Je ferai bien mieux de me taire parce que je n'ai pas moi même d'entailles aux poignets, ni l'ombre d'Ana hanter mon esprit, je n’ai pas “l’excuse” d'une maladie ou d'une déviance pour justifier mon goût. J'aime les corps qui portent en eux les marques visibles de leur sensibilité exacerbée. Je suis ainsi, c’est subtil ou juste pervers, j’aime les corps à l'esthétique ciselée presque irréelle et qui détiennent la vérité de leurs souffrances. J’aime ces corps qui dévoilent les coups qui les ont sculptés, corps façonnés par le tourment de la pensée. Des corps qui l’espace d’un instant effleurent l’union de l’esprit et de la chaire. L'esprit humain est de nature complexe, tortueux et sensible et jamais un corps aux normes de la doxa, ni trop gros, ni trop maigre, ni trop laid, ni trop beau, ni trop blanc, ni trop noir, ni trop osseux, ni trop graisseux, ni trop grand, ni trop petit, ni trop loin, ni trop là, ni trop lisse, ni trop rugueux, ni trop intact, ni trop remodelé, ne pourra refléter la beauté de cette âme humaine qui trop sensible vibre et souffre, aime et re souffre. Les corps blessés, corps blessant qui incarnent la vérité de l’âme humaine dans sa souffrance et sa jouissance sont ceux que j'aime. Ils incarnent un absolu, une quête utopique, une lutte aussi violente qu'essentielle, celle de leur survie sans leur compromission, et si pureté il y a elle est là, c'est celle qui compte pour moi. C'est corps uniques qui se glissent si volontiers dans une esthétique d'avant garde, sont beaux, ont le saura bientôt, moi je le sais déjà et même si je ferai mieux de me taire je préfère parler.

par rémy - avatar publié dans : # Zones érogènes
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Mardi 27 mai 2008


et je vous emmerde de façon très postmoderne
par rémy - avatar publié dans : # Images
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Dimanche 11 mai 2008
Si la plus part des visiteurs que m'envoient les moteurs de recherche, Google en tête, ont tapé prostituée, petite culotte ou une variation autour de ces mots sulfureux ça ne doit pas être un hasard. Ce n'est pas que cela me pose un problème mais je pense à leur déception en arrivant ici. J'ai donc décidé de dévoiler ma personnalité érotico-pornographique dans une version X de mon blog. A la fois pour satisfaire les penchants voyeuristes des internautes et pour la jouissance de dévoiler cette part généralement sombre et cachée de moi. Cette version X d'Article Un est réservé à un public averti, à un public capable de lire des textes érotiques et pornographique sans s'offusquer ou se choquer inutilement. Je suis avide de mots crus. Je suis moi aussi amateur de prostituées et de petites culottes, moi aussi j'ai de pervers bonheurs et je fais mon possible pour le dévoiler avec distinction. Mes textes ne sont pas forcément d'une grande qualité littéraire, mais ce sont de bons exutoires masturbatoires et des exercices de styles que j'aime. Alors amis de la pornographie littéraire et amies d'un érotisme balbutiant je vous invite à  quitter Article Un pour visiter Article X et si tu rougie je suis heureux.

  • Si vous êtes de ceux là alors vous pouvez franchir le rideau rouge, passer de l'autre coté du miroir ///
par rémy - avatar publié dans : # Zones érogènes
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Vendredi 9 mai 2008

Emma nue, elle bâtie, folle, à travers ses mots le plus singulier des monuments. Et moi en mon coeur je palpite de ces visites, de ses battements de cils et à chaque soubresaut -littéraire- de la jupe d'Emma jeune fille en prose. J'ai mille et une raisons d'emmailler mes nuits de ta présence trésor, même si le trésor est souillé et convoité par quarante voleurs, quelques petits cons et des amoureux transis d'une indolente perversion qui usent à l'abusent du sésame qu'ils volé pour pénétrer l'alcôve. Mais moi -Emma- j'ai apprivoisé le géni qui l'a mauvaise dans sa lampe, j'ai convoité la princesse, convoqué la presse et prévu de voler la lampe.


Je sais, je suis un hérétique autant que tu es une déesse et ce n'est qu'à ce prix, en tant que -simple- mortel, que je peux désirer à l'outrance ton aura magnétique et tout le Temple de ton Corps Alangui, simple mortel sans respect ni morale je peux déclamer jusqu'à l'outrage les louanges capiteuses qui palpitent dans mes pensées quand mon esprit se frotte et frôle aux courbes et aux volutes de ta pensées tumultueuse. Idole de luxure et icône détraquée je collectionne et accumule les fétiches ma belle déesse pour en garnir l'autel -hôtel- où les fidèles viendront se prosterner, à tes pieds, entres tes jambes.


Je suis le gardien du temple : il leur faudra du savoir vivre, du verbe, de la verve et de l'abnégation s'ils veulent apprivoiser la furie et ne pas finir dévoré tout cru sous mes yeux jubilant. Je me dis que je devrai faire payer l'entrer et monter une boutique de souvenir et produits dérivés ; culotte portée et poupée de chiffon, larmes rouillées et lames ensanglantées. Les quarante voleurs veulent du sang, ils sont avide. Ils ont la force pesante de leur suffisance masculine mais les quarante voleurs sont des bons à rien.


Et toi tu es là, du verbe et de la verve dans les veines, et moi je voudrais être -encore- là la nuit ou tu te les ouvrira pour recueillir cette essence brûlante, ce flot amer (quoi que je ne connais pas le goût de ton sang) rouge bouillonnant qui couvrira le monde de son essentiel. Mais je suis exigent et je voudrais être là aussi avant -bien avant- quand l'essentiel coule encore dans ton corps, quand l'essence elle, me clou d'admiration. Quand le temple est ouvert et pas encore couvert de terre ou réduit en cendres.


Ici aucune parole n'est lancée dans le vide, je ne déclame pas comme d'autre lance des pétales de rose -rouge- ou de la poudre aux yeux pour éblouir la belle Emma. Quand je parle d'essentiel c'est d'Essentiel que je parle. Il n'y a rien de superficiel dans la jeune fille qui mitonne de belles histoires, qui se dévoile en se grimant dans des costumes trop grands ou trop étroits. Fissurée, friable mais essentielle, essence elle. Elle qui dit, elle qui se met à nue, elle qui écarte les cuisses d'un geste calculé, elle qui écarte les âmes d'un revers de main, elle qui laisse voir au creux le plus intime d'elle mais qui se voile et s'échappe dans des envolées d'emphases, bouffée par les mots. Je dis tout cela avec sérieux et conviction.


Emma es essentiel, tu touche du doigt -et de tout ton personnage rayonnant- un de secret de l'Etre, du savoir Etre au monde. Je le dis avec tout l'aplomb de ma métaphysique.


Si je t'aime de l'outrance jusqu'à la folie alors que je méprise et conspue le peuple et le reste du monde ce n'est pas un hasard, une passade ou un caprice de diva, je t'aime d'une évidence de déesse. Je t'aime en esthète, en homme et en hérétique, pour la grâce et la passion, pour le tourment, le tortueux et la torture de ton esprit, la déraison de ton corps, la beauté et la souffrance, la verve, la verve et la verve, la singularité et toutes les singeries, l'irrespect, l'immoral, au compte goutte de sang et tous les flots qui surgissent, la feu qui consume et la braise dans tes yeux. C'est une prière, une ode, un jeu d'enfant, un hommage, une piètre offrande en regard de tout ce que je te prends sans ta permission.


C'est surtout un plaisir, ce n'est que moi, juste quelques mots.

par rémy - avatar publié dans : # Prière insoumise
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Mercredi 23 avril 2008
Dès demain je serai absent, parti quinze jours en voyage. Je disparais, je m'éloigne - coupure - je fais le vide emportant avec moi juste assez du manque que me laisse de rares et précieuses personnes. Si par malheur je ne pouvais pas revenir, si l'avion explose, si je suis enlevé par une guérilla exotique où si je suis dévoré par des pauvres affamés je veux laisser sur mon blog cet article en guise de trace de moi.


Rémy, 06.12.78, sagittaire ascendant athée, c'est moi qui suis le modeste auteur, l'artiste modéré et l'interprète besogneux de ce blog. Je blog pour paraître, oui, parait que c'est cool d'avoir un blog, tu peux lol, tu peux kikou et tu peux même mdr devant un parterre d'amis, d'admirateurs et de curieux fasciné par ce que tu raconte. Oui sauf que moi, - moi - moi, je parle dans le vide, dans le vent, je brasse les mots quand les autres tournent aux yaourts, je parle, je glose et m'en régale. J'en fais orgie puis j'en jouie, encore et encore. Oui j'en jouie sans entraves avec avidité et en plus c'est gratuit en tout cas moins cher qu'une sulfureuse prostituée bulgare. Oui mais moi, moi, je ne me traîne pas parterre et j'emmerde les lol, kikou et autres mdr et tans pis pour les autres. J’écris, non, je blog, quelque chose entre Hank Moody et Virginia Woolf, introspection narcissique exhibitionniste délicieuse sous auspices romantiques. Je suis un solitaire, enfant timide, introverti, silencieux et bégayant, une solitude subit, un enfant qui a grandi, choisi la solitude comme compagne, celle qui reste discrète et frigide, celle dont on se persuade qu'elle est la plus grande, la plus belle, la plus juste cause que l’on ai pu aimer, celle là je l’ai gardé un temps, ne bégayant qu'usé par la fatigue. Mais même cela, ça passe, on se lasse, je le réalise et je la quitte, je m'acquitte de moi, je grandi ? Non ! Je mûri ? Non ! Je deviens moi, j'emmerde la solitude et elle me le rend bien. Alors je deviens bavard, brave orateur, amateur de rhétorique et avocat du diable, avocat où complice ou quelque chose du genre, talons aiguilles pour pieds de bouc et la queue qui va avec et se plonge dans la luxure. Alors j’ai écris, j'ai effacé mon nom de tous les registres, je me suis émancipé de la morale, de l'éthique, du consensus. J’ai écris. Je ne parlais pas j’ai écris. Je n’osais pas la désirer, j’ai écris. Je ne valais rien, j’ai écris. Je ne leurs parlais pas, j’ai écris. Je ne les connaissais pas, j’ai écris. Je me suis cru unique, j’ai écris. Il ne faut pas se fier aux apparences, je suis là, j’ai une sœur tout juste plus jeune que moi, j’ai une carte d’abonné au MaHB, j’aime regarder le sport à la télé, j’ai une carte fnac, deux cartes subway complètes dans mon portefeuille, des lunettes Prada, une ou deux expériences de sex shop, aucune de garde à vue, presque tout mes points sur mon permis, des DVD sur une belle étagère pas acheté chez Ikea, un baladeur mp3, des appareils photos, j’ai un faible pour Nathalie Portman, et mille autres détails anodins qui façonnent mon apparence. Je suis un agent trouble, fière et prétentieux, narcissique et excentrique, amateur de chaussure, de paraître et de philosophie, j'étouffe ma vie, je l'étoffe aussi, j'étage et je tranche, je tache, m'attache, éternel voyeur, photographe, funambule, carnivore, cannibale et j’ai une éternelle fascination pour le sordide de l’être humain, le glauque et la souffrance. Je n’écris pas, je creuse le sol, je m’enfonce à la recherche de la faille, la fêlure, pas la mienne non, celle des autres, la corde sensible le cœur de notre humanité.

par rémy - avatar publié dans : # Espace intérieur
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Lundi 21 avril 2008

Ana tu es une cochonne !


Oui Ana tu es une vilaine cochonne qui aime se vautrer dans la fange, le vomi et la sueur - froides traces dégoulinantes de l'effort et de l'angoisse -, une cochonne anthropophage qui n'est jamais rassasiée de la chaire arrachée à tes ôtes, ces précieuses hôtesses de ton cortéges des apparences. Il y a ta vie qui est plantée là sous perfusion, y'a dans la perf' un liquide vert, bleuâtre et glauque, t'es perfusée au viol, à la violence, aux dépendances addictives, aux cicatrices violettes qui barrent le corps diaphane des jeunes filles pivoines qui rougissent sous la caresse subtile de ta main aux ongles faits. A tes pieds dans le caniveau s'écoulent les sanglots en rivière de diamant -éternels- et alors la terre se fait boue dans la sombre ruelle. Tu vautres là ta longiligne silhouette maculant ton corps dans ce marécage nauséeux des vies que tu dénigres décorant ce décorum avec toutes les jolies fleurs coupées que tu fauches à tour de bras, très fière.


Ana je le sais parce que moi aussi je suis là. Moi aussi je fraie dans les mêmes eaux troubles que toi, quand tu te vautres dans la boue moi je piétine les plates bandes, les bouquets et les fleurs sauvages. Je suis un Attila en rhétorique et je laisse le sol souillé et l'herbe couchée. C'est certainement pourquoi l'on se croise si souvent toi et moi. On se toise et pour un peu on se ferai presque concurrence ma très chère Ana. On convoite les mêmes choses, on s'émeut des mêmes vies, on envie les mêmes corps. On se croise, on se côtoie mais la comparaison s'arrête là. Toi tu es la prédatrice exclusive qui détruis sans discernement, juge et condamne, tu éradiques la flamme, la faille, le feu, la fille. Possessive et jalouse tu ne conçois pas de coexister, c'est toi et rien d'autre, personne d'autre, tu m’octroieras le droit de juger que c'est une navrante volonté. Car moi mademoiselle Ana je suis là en esthète, ni contrains ni forcé, je déguste ce que tu dénigre et je déplore ce que tu désastre, je dévore ce que tu dévaste. Nous traversons le même paysage mais nous ne sommes pas guidés par les mêmes étoiles. Je suis sûr que toi aussi, tout comme moi, tu ressens que ces Eves aux corps sculptés par le doute, la douleur ou leur simple volonté te surpasse en tout points. Je suis comme toi Ana, surpassé, dépassé, supplanté. Ces filles sont des déesses et je comprends qu'au fond de toi tu te sente menacée au point de vouloir les éradiquer, mais quel manque d'éducation Ana. Tu devrais leur rendre hommage et liberté.

par rémy - avatar publié dans : # Lettres à Ana
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Vendredi 18 avril 2008

Imbu et entêté je traîne ma parole lourde de silence ici et là, las d'être moi petit gorille vérbilleux isolé sur un îlot perdu, la mer tout autour qui se brise en fracas, en écume et en jours renouvelables. Aujourd'hui c'est vendredi c'est carême, prenez garde à ne pas vous nourrir mais vous pouvez nourrir les animaux, l'animal laminé par toutes les lames de fond qu'avec fougue il a aimé. L'âme au fond, non trop facile, comme larme de fond, l'âme en fonte, larme de front, non j'opterai pour le canon sur la tempe, presque l'arme sur le front puis le rouge qui s’écoule jusqu'aux lèvres ; l'envie insatiable qui rôde sur mon île au milieu des flots et qui mieux que cupidon me tir dessus à balle réel, à belle réelle. J'aime les flots, le flux, la photographie numérique perpétuelle et l'illusion de l'infini.

par rémy - avatar publié dans : # Espace intérieur
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# Rémy

  • : 03/04/2007
  • article-1
  • : Ceci n'est pas de l'art ni de la photo ni de la poésie, ce ne sont pas des écris ni des délires, ce n'est pas le néant ni l'émoi, ni le moi ni le fou ni le feu ni la flamme. C'est autre chose. Ceci n'est pas encore un blog. - textes & photos sont des productions personnelles [dans le cas contraire cela sera précisé]
  • : arts réflexion textes Poésie sexe weblogs

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