Je ne suis jamais là quand il faut, un temps en avance pour le reste toujours en retard, jamais présent au bon moment pour les âmes que j'aime, infiniment insensible quand il s'agit de sauver celles qui appellent, je tombe en sentiment suave dès qu'il s'agit de sauver les condamnées puis j'aime des fantômes, je fais la guerre à des démons avec trois bouts de papier, j'embrasse des causes pour mieux les perdre ensuite, je prendre le temps de me perdre et je perds le reste à le prendre, je mène une vie de pacotille sans cotillons, je prétends au grand amour et me paie les charmes de femmes frivoles, je protège des sanctuaires où personne jamais ne vient puis je piétine les dans le noir en attendant des voitures qui ne viennent jamais, je trinque seul à de subtiles petites choses essentielles dont je fais des abstractions que j'appelle l'amour, la vie ou le bonheur et j'en oubli parfois de rester digne parce que dans le fond comme dans la forme j'aime tout cela. Suis je bien placé ? Je suis en tout cas bien placé pour comprendre ou savoir ce que ressentent les fleurs coupées, Marie et Marilyne, les muses décharnées, les furies enchaînées, les nymphomanes mythomanes cleptomanes agoraphobes déchaînées, une poignée d'ange déçus, une armé d'autre déchus, peut être même deux trois démons, un microbe qui incube, les vieilles filles, les coeurs de pierre, les coeurs brisés, les danseuses de fin de soirée, deux trois aussi de ceux qui se bafrent la cause tibétain à la télévision, les haltérophiles, les prostituées, quelques pervers, quelques terroristes, quelques théoricien de la cause sociale, le pape, Nelson Montfort, et Cerise de groupama et même moi. Je ne vais pas pour autant prétendre que nous sommes tous pareil, pas dans ce sens en tout cas.












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