Partager l'article ! Ma première fugue: Je m'appelle Léa j'avais 15 ans quand cette nuit là pour la dernière fois mon père entrait dans ma chambre pour me voir d ...
Je m'appelle Léa j'avais 15 ans quand cette nuit là pour la dernière fois mon père entrait dans ma chambre pour me voir dormir. Depuis que j’avais 12 ans mon père venait souvent la nuit me regarder dormir ; ça c'est ce qu'il disait, il me croyait trop conne ou trop jeune pour comprendre que c’était qu'un gros pervers, pédophile et incestueux. Il ne me touchait jamais, il rentrait dans ma chambre en slip et il me regardait avec ses yeux moches et globuleux dégoulinant de vice. Il me donnait envie de vomir. C'était affreux de savoir qu'il venait quand je dormais. Mais c'était presque pire quand j'étais réveillée, il me regardait et me disais de faire des beaux rêves alors que j'avais des idées horribles dans la tête. Au début vers 12 ans je n'ai pas compris tout de suite, il disait que c'était normal pour un papa de regarder sa fille. Je le laissais faire et puis quand j'ai compris j’ai voulu qu'il arrête. Une nuit je venais d'avoir 13 ans quand je me suis réveillée, il était assis sur la chaise de mon bureau, il avait tiré mes couvertures, il était nu et il tripotait son sexe. J'ai crié mais il s'est jeté sur moi. J'ai cru que mon coeur allait exploser sous l'effet de la peur. Il plaquait alors sa main sur ma bouche pour étouffer mon cri. Il appuyait sa main très fort sur mon visage et j'étouffais, je paniquais. En me regardant avec ces yeux fous il me dit que si je ne voulait pas qu'il m'arrive de problème je ne devais rien dire, ni plus tard, ni maintenant, qu'il ne me ferai rien si je ne disais rien et que je le laisse me regarder dormir. J'étais terrifiée je n'arrivais plus à respirer et lui, nu, à quelques centimètres de mon visage me fixait avec ses yeux de fous en répétant la même chose. Malgré la pression de sa main sur ma bouche j'arrivais à faire signe de la tête pour dire oui. J'avais seulement 13 ans et je ne pouvais rien faire d'autre. Le lendemain matin il se montrait gentil avec moi comme avec ma mère. Je ne savais pas quoi penser alors j'ai essayé de faire comme si rien ne s'était passé.
Mais les nuits suivantes je n'arrivais plus à dormir, de peur qu'il rentre dans ma chambre, de peur qu'il me regarde encore avec ses yeux fous, de peur qu'il me viole. Je perdais le sommeil, je perdais l'appétit, je perdais le sourire, je perdais l'envie que demain ne vienne parce que pour cela il fallait dormir. Après quelques semaines il ne s'était rien passé, je me disais qu'il avait peut être réalisé qu'il était allé trop loin et que tout était fini. Malheureusement une nuit j'entendais la porte de ma chambre s'ouvrir. J'entendais les roulettes de la chaise grincer. J'entendais son souffle. Je ne savais pas quoi faire, alors j'ai fais semblant de dormir, immobile, essayant de contrôler ma respiration malgré la peur qui emballait mon coeur. Il ne s'est rien passé, je veux dire qu'il ne m'a pas touché et au bout d'un temps qui me semblait être une éternité il est parti. J'éclatais en sanglot et je finissais pas m'endormir épuisée par la peur. Le matin je découvrais sur le bureau un paquet avec un mot " Léa ma chérie je te fais ce cadeau pour te remercier de ta gentillesse, il faut que tu le porte pour dormir sinon pas sera en colère ". J'ouvrais le paquet et je trouvais un pyjama, un truc un peu plus sexy que ce que j'aimais mettre pour dormir.
J'avais de plus en plus de mal à suivre en cours, entre la peur et la fatigue j'étais ko. Je passais les heures de cours à dessiner des dessins tristes comme disent mes amies ; des jeunes filles allongées, endormies, entourées de démons qui les tortures. On disait que je dessinais bien mais que ce que je dessinais faisait flipper, mais je crois que c'est pour ça que mes amis aimaient mes dessins. Souvent à la fin des cours ils voulaient que je leur donne un de mes dessins. C'était bizarre de se dire que ces visions horribles de ma vie finissaient sur les murs de mes amies en décorations. A la maison c'était pareil, certaines nuits mon père entrait pour me regarder dormir. Si je portais ce qu'il m'offrait il ne disait rien. Une nuit il est entrait, je ne portais pas le pyjama qu'il m'avait offert, alors il m'a réveillé pour que je le mette. Il m'a obligé à me changer devant lui et à me recoucher. A chaque fois qu'il m'offrait des choses c'était des tenues pour dormir, des cadeaux fait en secret. Il commençait à m'offrir des nuisettes très provocante le genre de truc que seule une pute ose mettre, très court, très transparent, c'était affreux, quand je mettais ces vêtements j'avais l'impression que toute ma peau brulait. Mais tant que je faisais ce qu'il voulait il ne me touchait pas. Mon père m'avait ordonnait de lui rendre les cadeaux une fois que j'avais dormie dedans, j’obéissais perdant toutes preuve mais je ne voulais pas savoir ce qu’il faisait après avec ça.
Un jour j'osais enfin en parler à quelqu'un, à Sophie ma meilleure amie. J'essayais de tout lui raconter mais c'était difficile. A la fin nous pleurions toutes les deux. Et puis Sophie m'a dit une chose troublante. Elle m'a dit, toi au moins il ne te frappe pas. Elle m'a expliquait que son père buvait et que quand il était saoul il la frappait. Elle soulevait son pull pour me montrer les bleus qu'il lui avait fait. J'étais triste pour elle mais en même temps jalouse parce qu'au moins ça se voyait qu'on lui faisait du mal, on pourrait la croire. Moi j'avais essayé de dire à ma mère ce qu'il se passait mais elle ne m'avait pas cru. Elle me disait que c'était normal que des parents viennent voir si leur enfant dort bien et que mon père n'était pas un pervers. Si ma mère ne me croyait pas personne ne pourrait me croire alors. J'étais désespérée. Mais nuit étaient comme des cauchemars auxquels personne ne croient mais qui sont pourtant bien réel.
La dernière nuit où mon père entrait dans ma chambre me regarder dormir j'avais 15, ma puberté m'avait donné des formes de femmes. Je devais dormir dans une nuisette transparente sans rien dessous. Je me sentais humiliée. Cette nuit là j'ai senti mon père s'approcher de moi qui faisais semblant de dormir. Je sentais son souffle écœurant sur ma peau, je pouvais sentir son regard me souiller. Par miracle il est parti sans me toucher mais je savais que c'était la dernière fois qu'il restait du coté de cette frontière. Je ne pouvais plus dormir ici. Je ne pouvais plus vivre dans ce cauchemar. Au milieu de la nuit je réunissais dans un grand sac à dos le plus d'affaire possible, des vêtements, des souvenirs, mes crayons et mes cahiers à dessin et le peu d'argent que j'avais. Je décidais de ne plus revenir. Mon sac était terminé, je pleurais. Je laissais tomber le sac par ma fenêtre et le lendemain matin en partant au collège je passais derrière la maison et sous la fenêtre de ma chambre je récupérais mon sac, avec ma vie compressée à l'intérieur. Je ne voulais pas aller en cours. J'étais perdue, à la rue.
J'errais dans la ville, de rue en rue, de sanglots en angoisse, sans savoir où aller. Je marchais sans but toute la matinée et las de marcher je m'asseyais sur les marches d'une petite église dans un quartier que je ne connaissais pas. C'était le printemps mais le marbre froid des marches me glaçait le corps. Machinalement je sortais mon cahier à dessin et je dessinais ce que je dessinais toujours, une jeune fille endormie et torturée par une légion démoniaque. Quand je dessine je suis absorbée par ce que je fais, j'oubli tout, mes souffrances et le temps, les gens autour et le monde. Quand j'arrêtais de dessiné elle était là assise à coté de moi. Je ne pouvais pas dire depuis combien temps elle était là à me regarder dessiner. C'était une fille blonde, je ne savais pas quel âge lui donner. Elle fumait une cigarette et je remarquais à ses yeux plusieurs mégots, elle devait être là depuis un moment. Elle a vu que je la regardais, elle m'a sourie en me disant bonjour. Je ne savais pas quoi dire, je restais muette.
"J'aime vraiment ce que tu dessine. C'est très sombre mais c'est très beau, ça ressemble aux cauchemars que je fais parfois." Elle s'arrêtait, tirait sur sa cigarette et je trouvais rien à dire."Tu as fais les beaux arts pour savoir dessiner comme ça ?"
"Je suis à la rue" mes mots étaient sortis tout seul sans que je le réalise vraiment.
"Quoi ?" Elle avait l'air étonnée de ce que j'avais dis.
"Oui je suis à la rue. Je veux disparaitre. "
Le regard de cette fille s'était assombri. Ca tranchait avec son teind pâle et ses cheveux blonds et elle me demanda "Tu veux mourir ?"
"Non je ne veux pas mourir je veux juste disparaite"
Elle regardait intensément comme si elle plongeait dans mon âme, on était silencieuse toute les deux et puis elle m'a dit " tu n'as qu'à venir chez moi"
Je me demandais pourquoi elle me proposait cela mais l'idée d'avoir un toit pour la nuit me soulageait énormément alors j'ai simplement dis "d'accord. Merci"
En marchant dans la rue en direction de chez elle elle m'expliquait qu'elle était en collocation avec des amis, qu'elle était étudiante, qu'elle venait de la campagne et que ses parents lui avaient appris à ne laisser personne dans le besoin. Elle m'expliquait aussi qu'elle comprenait que je n'avais sûrement pas envie de lui dire pourquoi je voulais disparaitre mais que le jour où j'aurai besoin de parler je pourrais compter sur elle. Elle s'appelait Katya. Elle ne se trompait pas, je ne voulais pas parler de mon histoire, mais je ne voulais pas non plus rester muette, je lui ai donc raconté ne histoire. Je m'inventais une vie, un prénom, un âge, une histoire, je voulais d'une vie nouvelle et ça commençait pas m'inventer une nouvelle vie. Ce soir là Katya me présentait ces deux colocataires, deux étudiantes elles aussi. Ce soir là elles me proposaient de boire un peu, je n'avais jamais goûté à l'alcool mais la nouvelle moi qui était plus vieille accepta de peur d'être démasquée. Après quelques gorgées je me sentais déjà bizarre, après quelques verres j'étais ivres mais j'arrivais encore à inventer la vie de la nouvelle moi. Finalement on se couchait dans le lit de Katya et je sombrais rapidement dans le sommeil. Le lendemain je me retrouvais toute seule quand les autres étaient à la fac, je descendais dans la rue trouver une cabine pour appeler d'avoir Sophie et lui dire que j'allais bien, que j'avais du m'enfuir et que je pensais à elle mais que je ne pourrais plus retourner au collège parce que mes parents me trouveraient là bas. Je lui ai de ne pas s'inquiéter. Ensuite j'appelais ma mère. Au téléphone elle criait et elle sanglotait, une fois qu'elle s'est un peu calmé je lui ai dis que je ne compter pas rentrer et quand elle m'a demandé pourquoi je lui ai dis demande à papa il t'expliquera et je raccrochais brusquement. Dans la rue où je marchais pour rentrer à la colloc les larmes coulaient le long de mes joues. Une fois rentrée je m'asseyais et je dessinais pour me calmer. Ce soir là je ne trouvais pas le sommeil, Katya me demandait pourquoi et je ne pouvais pas lui expliquer pourquoi de dormir devant quelqu'un me faisait si peur. J'inventais un mensonge de plus et j'attendais que l'épuisement m'emporte. Je ne dormais qu'avec l'aide de l'alcool ou des médicaments, quand ce n'était pas les deux en même temps. Deux ou trois verres avant de dormir, deux ou trois cachet pour se laisser aller, parfois je buvais seule à l'appartement l'après midi pour mieux dessiner.
Un soir il y a une nouvelle fête à la maison et je voyais que Julien un mec de 24 ans me draguait. Il pensait que j'avais 19 ans et que j'avais fais les beaux arts, il n'imaginait pas que je n'avais que 15 ans et que j'avais fais une fugue. Les filles étaient adorables avec moi mais j'avais peur de devenir un boulet pour elle, je n'avais pas d'argent je vivais à leur charge et ça me culpabilisait un peu. En voyant cet homme me draguer je me disais que si j'étais sa petite amie ça serai différent, il avait l'air gentil en plus, il pourrait s'occuper de moi. Je n'étais sortie qu'une fois avec un garçon quand j'étais au collège, et l'idée de sortir avec lui me faisait peur, mais l'alcool aidant je le laissait me draguer. Quand il m'embrassait pour la première fois j'ai même trouvée cela agréable, en plus il était mignon et c'était rassurant d'être dans ses bras. En fin de soir il me proposait alors de le suivre chez lui. Je savais que ça voulait dire qu'il voulait coucher avec moi. A ce moment je pensais que si je ne le faisais pas il trouverait une autre fille et que je ne serai pas sa petite amie. Je devais être sa petite amie alors je l'ai suivi. Il n'habitait pas loin. En chemin je me disais que pendant des années j'avais eu peur que l'on me vole ma virginité, j'avais passé des nuits à pleurer de peur qu'on me viole ce que j'avais de ci précieux alors peut être que si je la donnais à ce garçon je serai plus légère, je ne ressentirai plus ce poids dans ma conscience. C'était ma première fois, mais pas celle de la nouvelle moi, alors je me suis laissée faire. J'ai eu un peu mal mais je n'ai rien dit, je n'ai pas pris de plaisir mais je n'ai rien dis, il ne fallait pas qu'il découvre mon mensonge.
Au bout de quelques semaines je me suis installée chez lui, j'étais ça petite amie. Je n'étais pas amoureuse mais je trouvais cette situation plus normale que de squatter chez les filles. Il avait en plus de ses études un job à mi temps donc on se voyait peu, je trouvais cela très bien comme ça. La journée je buvais un peu, juste assez pour dessiner des hordes démoniaques plus horribles encore et surtout pour être sûr le soir de m'endormir. Quand je ne buvais pas le soir je prenais des somnifères comme une petite fille mange des bonbons. Ainsi j'étais juste assez KO pour faire l'amour et m'endormir avec lui. Sans trop penser à ce que je venais de faire. Quand mon esprit sortait de ses limbes alcoolisées et que je retrouvais un peu de conscience je m'en voulais. J'étais une pute rien de plus, une fille qu'on baise en échange d'un peu d'argent, sauf que l'argent avec lui c'était sa bouffe, sa vodka, sa maison et son lit. Quand cette pensée revenait à la surface de mon confiance je vomissais. Cela m'arrivait parfois quand il était là mais je prétextais un abus d'alcool. Je m'étais enfuie mais j'étais toujours prise au piège. Mais que faire ? Je ne pouvais pas m'enfuir encore. Pour aller ou ? Pour vivre avec qui ? Avec un autre pour qui je ferai la pute ? A quoi bon ? Celui là au moins était gentil. Il ne comprenait pas pourquoi je pleurais quand il m'offrait des cadeaux. Il ne pouvait pas savoir qu'avant lui l'homme qui m'offrait de la lingerie n'était pas mon petit ami mais le pire des démons. J'étais une autre fille dans ma vie à moi, dans mon enfer à moi. Un après midi de mai j'étouffais dans son appartement qui sentait la clope et la bouffe froide, je décidais de prendre l'air. Je prenais avec moi mon cahier de dessin et j'errais au hasard des ruelles ensoleillée. J'achetais une bière et je me posais sur un banc pour noircir une énième fois une page immaculée de mes sombres cauchemars. La fille endormie était de plus en plus petite, minuscule, écrasée par des myriades de démons vicieux et pervers à l'implacable cruauté.
"Vous avez un talent impressionnant" c'était la voix d'un homme. Je levais la tête et devant moi un homme la trentaine en costume gris regardait mon dessins. "Vous voudriez bien me l'offrir ? "
Je lui répondais instantanément "Je vous l'échange contre une bière" de toute façon je n'aimais pas garder mes dessins, ces visions hantaient suffisamment mes nuits pour que j'ai envie de les garder avec moi le jour.
Ma réponse le faisait rire "vous savez vous pourriez en tirer beaucoup plus qu'une bière. Je suis galeriste, si vous avez d'autre dessin comme celui là je suis prêts à vous exposer".
Quelques mois plus tard sous la lumière tranchante des halogènes de la galerie une foule d'inconnus et quelques uns de mes nouveaux amis étaient là pour le vernissage de ma première exposition. J'avais déjà quelques coupes de champagne qui me faisaient pétiller les yeux, je voyais sous les dessins arrachés à mes cauchemars que des nombres à quatre chiffres comme autant de promesse d'une vie meilleure. Je réalisais mal que deux personnes avait déjà acheté mes dessins, et ce soir peut être d'autre encore et dans les jours suivant encore. Je n'étais personne mais j'étais heureuse. A cet instant précis j'étais heureuse oui. C'était comme si j'arrivais enfin à entrevoir la lumière derrière les ombres menaçantes de cohortes démoniaques qui persécutaient mes nuits. En quittant la galerie pour rentrer chez celui que j'appelais encore mon petit ami je passais devant un kiosque à journaux. Je me suis soudain figée, le temps comme suspendu autour de moi. A la une du journal local le nom d'un homme qui venait d'être condamner pour agression sexuelle, il était professeur de chant et avait abusé de six élèves âgée de 9 à 15 ans. Cet homme c'est mon père. La vie de le nouvelle identité que je m'étais créé venait d'exploser rattrapée par la violence de ma vie d'avant. J'avais quitté la maison depuis plus d'un an déjà? Je ne parvenais pas à savoir si j'étais heureuse, soulagée ou horrifiée. Je ne savais plus quoi faire. Plantée au milieu de la rue je ne pouvais plus bouger. Fallait-il que je rappelle ma mère ou que je continue à disparaitre.
Le lendemain matin je prenais le téléphone et je donnais rendez vous à ma mère dans la galerie où mes dessins étaient exposée. J'attendais qu'elle soit arrivée et qu'elle ait eu le temps de faire le tour de l'exposition pour rentrer. Elle avait des larmes plein les yeux. Moi aussi
Ce texte est magnifique. Est-ce que c'est autobiographique ? Il est sincèrement touchant, j'en ai les larmes aux yeux. Les quelques fautes ne sont même plus "choquantes" grâce à la profondeur de ce texte.
Merci de ta visite et de ton commentaire. Je ne suis pas une jeune fille, la seule part autobiographique c'est peut être que moi aussi je voudrais changer ma vie par le goût de l'art, l'écriture justement ; alors si tu as été touché c'est que mes mots ne sont pas trop mauvais, merci de me donner du courage pour continuer