# Micro blog

18/07/08
16:18
Elle a prit tous ses médicaments et elle s'est couchée, elle est dans le coma
17/07/08
22:03

Si ça se trouve elle est mort, je ne sers à rien
16/07/08
20:45
Je n'ai rien à dire
15/07/08
14:38
Retour Musilac, retour sur msn, retour blog
10/07/08
11:15
Préparation départ Musilac, valise + camping = retour le 14 juillet
08/07/08
02:46
Je n'ai plus que 3 abonnés à mon blog, c'est presque triste
05/07/08
21:41
Réouverture du micro blog
Vendredi 18 juillet 2008
Les poupées pleuvent, comme les petits chats elles tombent des toits. Elles tombent de haut comme les feuilles mortes quand elles se laissent aller depuis les hauteurs de leurs illusions. D'ailleurs elles tombent plus vite, plus droit, plus drue, plus dur que les feuilles. Quand les poupées choient c'est que le jeu est fini. Elles s'effondre et chifons ou porcelaines elles se brisent en bas sans folklores ni fioritures. Etoiles filantes aux bas filés lassent de jouer un jeu dont elles seules savent les règles les poupées cessent de jouer, dirait on de vivre ? Est-ce une question d'ego ? De prétention ? Ou simple mise en scène, mise en mot, mise à mort, d'un jeu dont les règles se dérobent à mesure que j'essaie de les comprendre. A quoi ressemble le cimetière des poupées ? Un coffre à jouet trop plein de trop de poupées trop seules d'avoir trop souvent sortie de nouveaux alinéas à mettre en bas de pages des règles du jeu ? Je suis anéanti de ne pas comprendre et d'aller au petit matin ramasser les morceaux éparpillés de ma poupée qui aura peut-être sauté par la fenêtre. Loin d'être las de le faire, j'ai seulement peur que le jeu soit fini avant que je n'ai pu comprendre. Excuse moi je sais que tu n'y es pour rien, ce soir je suis amère, je sais que ma poupée est peut-être passée par la fenêtre et moi ça me tue, j'avais besoin de le dire. Merci ou pardon
par rémy - avatar publié dans : # Espace intérieur
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Samedi 5 juillet 2008

Je me traîne sur la jeté le coeur à vide à attendre un malheur, une catastrophe pour m'insuffler quelques rages, m'inspirer quelques mots, une oraison funèbre ou des remerciements pour la putain ou la muse qui encaisse mon fric et réveille un peu plus que mon érection. Quand il est trop simple de jeter en pâture ses mots comme de la poudre aux yeux des ambitieuses de bas étages, fantasmes de bazar aux couleurs décrépites, je m'ennuie, trop facile de dire le malheur, le bonheur, la passion. Ma vie est fade et son spectacle m'ennuie. Trop peu de gens le savent. Je veux me battre. Je veux la sueur de la chaleur, de l'effort, de l'amour, de l'été, de l'effroi, du sexe, des angoisses, je veux la sueur, corps collant goût amère et salé. Qui je suis sans personne pour me définir ? Sans personne pour me fouiller ?

Fais moi renaître, fais moi renaître, fais moi renaître, je ne sauterai pas par la fenêtre et tu pourra te repaître de moi, fais moi renaître ici et maintenant.

Je m'ennuie, je suis stérile et vain, inutile, incolore, invisible et j'emmerde Ingrid Betancourt, je suis bon à rien, à personne, à l'infini, tu le vois j'aime me vautrer, dandy décadent se délectant de se propre déchéance, tu le vois je ne suis pas si éloigné de toi, je me répète obsessionnel, je recule pour ne pas sauter, je reste assis là au bord de la falaise à regarder s'envoler et s'écraser les jolies dames trop jeunes pour être dames mais pas assez pour être damnées, assis là à me croire la rose du petit prince ; le pauvre con assis sur la falaise qui se prendre pour un phare, l'homme presque lumière branché sur le courant alternatif. La solitude est mauvaise compagne, si ce n'est qu'elle au moins, elle est là. J'emmerde ma génération dorée à l'or fin, petit boulot et grosses cuites, tout ceux qui ce soir font la fête comme demain, comme hier. Je ne suis même pas aigri, même pas en colère, à peine amère, juste assez hautain pour me faire dandy ou pantin de mon propre simulacre assemblant des jolis mots sans y croire. Je rêve d'une écriture essentielle, sans pathos ni emphase, sans vérité ni mensonge, un semblant de fulgurance, d'être là, je rêve d'une écriture essentielle. Je pourrai alors fustiger la prose des autres, claquer la porte et m'enfermer pour écrire, seul. Mais je ne suis bon à rien, pas ce soir, et je défis quiconque de me dire le contraire à la lecture de cet article. Je ne fais que ce que je sais faire, geindre avec un semble de style. Gémir à défaut de jouir et entremêler les registres de langage même si j'aurai aimé ce soir entremêler ma langue à une langue féminine. Je ne sue toujours pas et j'emmerde l'été, la Norvège et le frimas. Est-ce que je vais trouver un bon mot pour m'en sortir avant la fin ?
Non.

par rémy - avatar publié dans : # Espace intérieur
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Mercredi 23 avril 2008
Dès demain je serai absent, parti quinze jours en voyage. Je disparais, je m'éloigne - coupure - je fais le vide emportant avec moi juste assez du manque que me laisse de rares et précieuses personnes. Si par malheur je ne pouvais pas revenir, si l'avion explose, si je suis enlevé par une guérilla exotique où si je suis dévoré par des pauvres affamés je veux laisser sur mon blog cet article en guise de trace de moi.


Rémy, 06.12.78, sagittaire ascendant athée, c'est moi qui suis le modeste auteur, l'artiste modéré et l'interprète besogneux de ce blog. Je blog pour paraître, oui, parait que c'est cool d'avoir un blog, tu peux lol, tu peux kikou et tu peux même mdr devant un parterre d'amis, d'admirateurs et de curieux fasciné par ce que tu raconte. Oui sauf que moi, - moi - moi, je parle dans le vide, dans le vent, je brasse les mots quand les autres tournent aux yaourts, je parle, je glose et m'en régale. J'en fais orgie puis j'en jouie, encore et encore. Oui j'en jouie sans entraves avec avidité et en plus c'est gratuit en tout cas moins cher qu'une sulfureuse prostituée bulgare. Oui mais moi, moi, je ne me traîne pas parterre et j'emmerde les lol, kikou et autres mdr et tans pis pour les autres. J’écris, non, je blog, quelque chose entre Hank Moody et Virginia Woolf, introspection narcissique exhibitionniste délicieuse sous auspices romantiques. Je suis un solitaire, enfant timide, introverti, silencieux et bégayant, une solitude subit, un enfant qui a grandi, choisi la solitude comme compagne, celle qui reste discrète et frigide, celle dont on se persuade qu'elle est la plus grande, la plus belle, la plus juste cause que l’on ai pu aimer, celle là je l’ai gardé un temps, ne bégayant qu'usé par la fatigue. Mais même cela, ça passe, on se lasse, je le réalise et je la quitte, je m'acquitte de moi, je grandi ? Non ! Je mûri ? Non ! Je deviens moi, j'emmerde la solitude et elle me le rend bien. Alors je deviens bavard, brave orateur, amateur de rhétorique et avocat du diable, avocat où complice ou quelque chose du genre, talons aiguilles pour pieds de bouc et la queue qui va avec et se plonge dans la luxure. Alors j’ai écris, j'ai effacé mon nom de tous les registres, je me suis émancipé de la morale, de l'éthique, du consensus. J’ai écris. Je ne parlais pas j’ai écris. Je n’osais pas la désirer, j’ai écris. Je ne valais rien, j’ai écris. Je ne leurs parlais pas, j’ai écris. Je ne les connaissais pas, j’ai écris. Je me suis cru unique, j’ai écris. Il ne faut pas se fier aux apparences, je suis là, j’ai une sœur tout juste plus jeune que moi, j’ai une carte d’abonné au MaHB, j’aime regarder le sport à la télé, j’ai une carte fnac, deux cartes subway complètes dans mon portefeuille, des lunettes Prada, une ou deux expériences de sex shop, aucune de garde à vue, presque tout mes points sur mon permis, des DVD sur une belle étagère pas acheté chez Ikea, un baladeur mp3, des appareils photos, j’ai un faible pour Nathalie Portman, et mille autres détails anodins qui façonnent mon apparence. Je suis un agent trouble, fière et prétentieux, narcissique et excentrique, amateur de chaussure, de paraître et de philosophie, j'étouffe ma vie, je l'étoffe aussi, j'étage et je tranche, je tache, m'attache, éternel voyeur, photographe, funambule, carnivore, cannibale et j’ai une éternelle fascination pour le sordide de l’être humain, le glauque et la souffrance. Je n’écris pas, je creuse le sol, je m’enfonce à la recherche de la faille, la fêlure, pas la mienne non, celle des autres, la corde sensible le cœur de notre humanité.

par rémy - avatar publié dans : # Espace intérieur
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Vendredi 18 avril 2008

Imbu et entêté je traîne ma parole lourde de silence ici et là, las d'être moi petit gorille vérbilleux isolé sur un îlot perdu, la mer tout autour qui se brise en fracas, en écume et en jours renouvelables. Aujourd'hui c'est vendredi c'est carême, prenez garde à ne pas vous nourrir mais vous pouvez nourrir les animaux, l'animal laminé par toutes les lames de fond qu'avec fougue il a aimé. L'âme au fond, non trop facile, comme larme de fond, l'âme en fonte, larme de front, non j'opterai pour le canon sur la tempe, presque l'arme sur le front puis le rouge qui s’écoule jusqu'aux lèvres ; l'envie insatiable qui rôde sur mon île au milieu des flots et qui mieux que cupidon me tir dessus à balle réel, à belle réelle. J'aime les flots, le flux, la photographie numérique perpétuelle et l'illusion de l'infini.

par rémy - avatar publié dans : # Espace intérieur
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Jeudi 17 avril 2008
On était jeune, je avais tout juste 15 ans - peut être moins, peut être plus, les souvenirs ne sont pas la chronologie de ma vie, seulement les traces - . C'est arrivé quelques années de suite, au printemps, quand les nuits sont moins longues, plus claires, ni glaciales de l'hiver, ni étouffantes de l'été, juste fraîches. On se retrouvait, bande d'amis, garçons et filles hétéroclites, pour passer une nuit dehors, nuit à la belle étoile, la belle affaire, la grande aventure. On partait pas loin, quelques centaines de mètres de la maison - avantage discret de la campagne que d'offrir l'ailleurs à quelques pas de là -, avec pour bagages nos sacs de couchages, de quoi faire du feu, quelques grillades, mon poste radio cassette Philips, le blanc avec les haut-parleurs en forme de boule, je crois qu'on écoutait Renaud, et pas une goûte d'alcool. On se posait là dans notre coin de nature en se foutant du moindre idéal écolo, juste pour le plaisir d'être là, on faisait du feu, on attendait la nuit tomber, mangeait de la viande grillée et on s'amusait de rien, d'un rien, d'être-là, ensemble si je ne m'abuse. On jouait nos vies s'amusant autour du feu, les pieds dans l'herbe, le torse aux étoiles, sur fond de musique - j'ai un souvenir précis, photographie sonore d'un instant dansé autour du feu sur la BO de Dracula le film de Coppola, on jouait les loups garous -. On finissait par s'allonger, le feu couvait, la tête vers les étoiles on refaisait le monde, on explorait l'univers dans la banalité d'instants vécus mille ans avant nous, mille ans après nous. Certains s'endormaient, d'autres voyaient le jour se lever. Y'avait trois fois rien, trois fois rien de relations humaines, d'échanges et d'instants indécisifs, mais c'était là, à nous, à jamais à nous puisque gravé dans le souvenir.

Et voilà maintenant que je me souviens que ça m'interpelle, quand je vois ce souvenir à la lumière des soirées d'aujourd'hui, les mêmes gens avec 15 ans de plus, les litres d'alcool qui coulent à flot et les âmes trop ivres qui touchent le fond, qu'y a t il de plus ? Y'a t il une plus value ? Un avantage ? Une raison à tout cela ? Il y a aujourd'hui tout juste trois fois rien de relations humaines, ni plus, ni moins, ni mieux qu'avant mais aujourd'hui il y a tous les artifices - sans le feu -, le goût amer du whisky à moins que ce soit celui du superflu.


article pour répondre à Z la louve d'Indomestique
par rémy - avatar publié dans : # Espace intérieur
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Dimanche 30 mars 2008

Je ne suis jamais là quand il faut, un temps en avance pour le reste toujours en retard, jamais présent au bon moment pour les âmes que j'aime, infiniment insensible quand il s'agit de sauver celles qui appellent, je tombe en sentiment suave dès qu'il s'agit de sauver les condamnées puis j'aime des fantômes, je fais la guerre à des démons avec trois bouts de papier, j'embrasse des causes pour mieux les perdre ensuite, je prendre le temps de me perdre et je perds le reste à le prendre, je mène une vie de pacotille sans cotillons, je prétends au grand amour et me paie les charmes de femmes frivoles, je protège des sanctuaires où personne jamais ne vient puis je piétine les dans le noir en attendant des voitures qui ne viennent jamais, je trinque seul à de subtiles petites choses essentielles dont je fais des abstractions que j'appelle l'amour, la vie ou le bonheur et j'en oubli parfois de rester digne parce que dans le fond comme dans la forme j'aime tout cela. Suis je bien placé ?  Je suis en tout cas bien placé pour comprendre ou savoir ce que ressentent les fleurs coupées, Marie et Marilyne, les muses décharnées, les furies enchaînées, les nymphomanes mythomanes cleptomanes agoraphobes déchaînées, une poignée d'ange déçus, une armé d'autre déchus, peut être même deux trois démons, un microbe qui incube, les vieilles filles, les coeurs de pierre, les coeurs brisés, les danseuses de fin de soirée,  deux trois aussi de ceux qui se bafrent la cause tibétain à la télévision, les haltérophiles, les prostituées, quelques pervers, quelques terroristes, quelques théoricien de la cause sociale, le pape, Nelson Montfort, et Cerise de groupama et même moi. Je ne vais pas pour autant prétendre que nous sommes tous pareil, pas dans ce sens en tout cas.

par rémy - avatar publié dans : # Espace intérieur
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Dimanche 23 mars 2008
J'ai autour de moi plus de photo de Silke Spiegelburg que de réelles connaissances. J'ai refais ma déco, j'ai soldé mon passé, il ne me reste plus que six photos pour figurer deux fantômes, trois Nathalie Portman, une Britney Spears, trois Anna Ivanovic achetées sur Internet, deux Bernard Williams et deux inconnues volées en noir et blanc puis une composition abstraire composée d'une poubelle, d'un noir, une paire de jambe, une abomination et trois inconnues sur fond bleu. Et bien sur mademoiselle Spiegelburg un tirage grand luxe, noir & blanc sur plaque d'aluminium, plus un mètre vingt de long, je suis fasciné, amoureux, hypnotisé, accroché à une émotion figée.
De la place pour les vivants ?
De la place oui, laissée vacante.
Si encore j'arrive à aimer mon prochain il n'en va pas de même pour mon contemporain, pour mon con, mes cons, les cons et les connes.
A l'heure des réseaux Facebook me déraisonne, me réduit me révolte.
Je suis un chien de fusil, assis, solitaire immobile, solitaire, attention si tu me touches, un coup est parti si facilement.
A présent .j'ai soldé le passé.
Mais pourquoi une athlète presque inconnue inonde en moi plus d'émotion qu'aucun de mes contemporains ne parvient à le faire.

de l'émotion

des jolies yeux aussi et cette putain de dimension humaine, il y a certainement quelque chose dans la disproportion de sa détresse, une forme dérisoire de détresse dans le bouillonnement mais une détresse si intime que plus rien n'existe. Ces yeux qui ne mentent pas qu'ils me feraient pleurer. Elle n'est pas là, elle est là. Je paierai cher pour un jour rencontre une femme qui m'offre cet instant.

Mais ça ne se calcule pas, sauf si tu es très bonne actrice, c'est même parce que tu es très bonne actrice que je veux te croire, joue moi la sincérité, l'abandon, le désuet, je crois approcher ce qui me touche, une détresse aussi violente pour des raisons si dérisoires ne peut pas être feinte, alors s'il te plait joue moi cette détresse.

S'il est facile de jouir de soi, je veux dire seul, le sexe à la main ou la main au sexe il est plus dur de s'émouvoir de soi, je veux dire seul.
je me suis déjà branlé ce soir
maintenant je vais chercher le reste, en esthète, en solitaire, le peloton dois être bourré, shooté, dopé, ce soir j'ai toutes mes chances de lui échapper.
 
Que ceux qui m’aiment ne se sentent pas obligés de me suivre, ça serai absurde
par rémy - avatar publié dans : # Espace intérieur
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Vendredi 2 novembre 2007

je m'ennuie, je m'emmerde, j'ai peur, je suis perdu, j'ai peur, je suis seul, je m'ennuie, je suis en manque, je pleure, j'ai faim, j'ai froid, je suis seul, je m'ennuie, je m'emmerde, je jappe, je flippe, je trouille, j'ai peur, je tue le temps, je m'ennuie, j'ai peur, j'ai mal, j'espère, j'espère pas, j'attends, j'ai honte, j'aspire, j'essuie, j'attends, je m'emmerde, je pleure, j'ai peur, j'ai froid, j'ai faim, j'en crève, j'y vais, je reste, je parle, j'écris, j'efface, je fonce, je reste, je m'attache, j'ai peur, je fuis, je me fâche, j'enfreins, j'encaisse, j'imagine, j'attends, j'ai faim, je m'ennuie, j'écoute, j'apprends, je reste, je suis perdu, j'ai froid, je déplore, j'envisage, je redoute, j'y retourne, j'en reviens, je le fais, je raisonne, je sombre, je goûte, je m'ennuis, j'ai la flemme, j'ai la flamme, j'ai peur, je l'attends, j'ai faim, j'ai mal, je dois, je ne dois pas, je croupis, j'échafaude, j'ébranle, j'y crois, je doute, j'y crois, je veux, je peux, j'espère

par rémy - avatar publié dans : # Espace intérieur
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Jeudi 1 novembre 2007
Si ce n'est pas elle qui me dévore le coeur alors qui va le faire ? Personne, je ne laisserai personne me cannibaliser à part elle, à part elles. Manger mon coeur comme aux temps anciens pour y puiser la force, pour lui transmettre mon âme. Oui Elle peut ma manger le coeur accidentellement, elle le peut, Ana le peut et que les autres crèvent de faim. Et si ce n'est pas elle qui me mange le coeur alors je serai là, je ne veux pas des charognards, je suis un esthète, je veux que l'on me dévore avec grâce et délicatesse. Alors vas y croque. Je n'ai rien à perdre, mon coeur hérétique n'a pas peur de toi. Par mégarde ou par envie si elle me croque le coeur vous n'y pourrez rien et je sourirai. 
par rémy - avatar publié dans : # Espace intérieur
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Samedi 27 octobre 2007

Trop plein de vie, de médicament et d'emphase dépressive, ivre, faire vivre ou laisser mourir, comme si la question se posait. Je dis plus d'emphase ! J'ai faim, ce n'est pas une urgence mais ça creuse. Un petit coma, un petit encas, même pas sommeil c'est elle qui dort et moi qui dîne, à nous deux on fera bien le tour de l'horloge, les deux faces de la vies, de la pièce. Elle tombe pile et moi je fais face. - est ce que c'est ça bien écrire ? Donner son émotion en pâture, sa rage en pâturage ? - Elle dort et on ferme les yeux, elle se souvient et moi je me fais des souvenirs, sous rires, si petits sentiments qui serpentent, surgissent,  frappent et choquent, et j'en redemande, j'aime, j'adore, j'en suis sous perfusion. Si un illustre inconnu ce lance dans ma biographie qu'il sache s'en rappeler. J'ai la conscience tranquille, fatiguée et véritable, là preuve je vous l'écris en noir et blanc, ce soir ça sera moi qui ferai le noir et vous le blanc ne vous en déplaise.  Je ne sais pas écrire, mais je sais que vous aimez ça.

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# Rémy

  • : 03/04/2007
  • article-1
  • : Ceci n'est pas de l'art ni de la photo ni de la poésie, ce ne sont pas des écris ni des délires, ce n'est pas le néant ni l'émoi, ni le moi ni le fou ni le feu ni la flamme. C'est autre chose. Ceci n'est pas encore un blog. - textes & photos sont des productions personnelles [dans le cas contraire cela sera précisé]
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