Plus rien
- faire le vide -
Le mérite et le meilleur, quelques mots d'essai à défaut d'être d'art. Du peu de temps à emprunter je n'use que l'encre des frappes. Je me plais à jouer avec ce jouet, joué à poursuivre des
petits chiens noirs, camions-bennes et chouettes d'Honolulu qui n'ont de cesse de hululer quand les loups hurlent à la lune. Quand le silence se répand de mont en plaine alors à d'autres choix
que de s'agiter pour combler le vide, le blanc et les vertiges. Faire du bruit à défaut de faire du sens au risque de défaire nos consciences et soulever quelques non-sens afin de faire fuir nos
vieux démons, les dépanneurs et autres écosseurs de carcasses. Notre âme est morte ne nous laissant que peu de coeur et peu de corps à remuer de page en plage, de salle en salle, de confort
en infortune pour donner un semblant de sens à nos envies. L'âme est morte et on la conserve coincée, séchée et froide entre les lourdes pages d'un livre comme l'herbier de notre conscience,
inconscience et état subatomiques.
Une infusion infusant au chaud d'une tasse de thé, eau bouillante et nuit d'été...
A B C comme câble et caramel, mais la question que je pourrais poser : comment ça ce fait que le Bon Dieu on l'aime ou on ne l'aime pas, si ça se trouve je l'ai déjà trouvé et pourtant
je ne l'aime toujours pas, si ça se trouve je le connais sans savoir que c'est lui, ou pas. Solitude isolée des nuits qui se suivent sans se ressembler, ni s'assembler. La vie n'a rien d'une
cohérence, à naître un jour on s'octroie un semblant de destiné et l'illusion d'une liberté. Il y a des destins qui voient parfois des petits chiens sombres passer sous les roues des
camions-bennes laissant sur la route des traînées de roues caoutchoutées et sanglantes. Voilà là toute la misère canine que les caniches, même pas cannibales se saurai supporter à moins de se
faire enfermer et d'enfanter de leurs entrailles le diable pieds et poings liés. Au lieu de cela, ils sont tout juste bons à courir près les voitures et fatalement les camions et parfois même
après les bâtons en bois même pas précieux. Laissons les animaux à la SPA, liaisons hasardeuses je ne veux pas d'assimilation, le jeu des mots et de leurs histoires ne sort pas de ces lignes.
C'est décidé ça sera toujours ici chez moi ...
J'adore la vie, surtout quand on peut la couper en morceau, j'adore ce distributeur, alors à quand un distributeur de vie ?
Etre handicapé immunise t il à la connerie ?
La question fonctionne aussi avec les pauvres, les innocentes victimes de maladies rares, ceux qui vivent dans la misère, les autistes, les myopathes, les geek, les malades en tout genre, les
victimes d'ouragan et de tsunami, les écologistes, les bonnes soeurs, les sportifs, les femmes, les intellectuels, bref vous l'aurez compris avec toutes les minorités plus ou moins visibles
pour qui la doxa a généralement une certaine forme de tendresse.
Plus que de la tendresse c'est souvent un passe droit, une immunité aux jugements de valeurs.
Vivre avec un handicape rend t il les gens plus humain, plus intelligent, plus humaniste ? Si c'est le cas deux choses. La première c'est qu'est ce que l'on attend pour infliger aux cons valides
un handicapes pour les rendre meilleurs, ensuite la deuxième chose, est ce que ça ne sera pas là une marque divine qui donnant à certaines personnes la souffrance d'un handicape dans sa relative
bonté équitable (oui oui comme le café) il leur aurait donner en contre partie l'intelligence. Mais je ne crois pas en dieu ...
Alors revenons sur terre, avant d'être malade, sain, valide ou pas on n'en reste pas moins des humains et le monde étant ce qu'il est (injuste et inéquitable) il y a des gens biens et d'autre
non. Et ni les handicapés, ni les malades, ni personne n'échappe à cela. Non être handicapé n'est pas une garantie d'intelligence.
Alors osons dire à un handicapé que l'on trouve con qu'il l'est, c'est juste de l'égalité.
Oui tout comme je peux dire à un noir qu'il est con sans être raciste, je veux pouvoir dire à un handicapé qu'il est con sans être fustigé d'handiphobe ou
autre néologisme du cru...
Londres, Madrid, New York, Egypte, Israël, Irak, Irlande de nord, Corse, Palestine, ETA, GIA, HAMAS, Ku Klux Kan, Al Qaida, FLNC canal historique, lutte contre l'avortement, éco terrorisme, Action Directe, lutte politique, indiens du Chiapas, Indonésie, narcotrafiquants, voitures, ceintures, bus, avions, baskets, anthrax, gaz sarin, butane, clous, machettes ...
A quoi peut donc nous servir la compassion ?
C'est l'histoire d'un homme dans un asile qui monte sur une échelle pour repeindre le plafond en blanc ...
A quoi bon, à qui bon, ressentir l'autre, à qui bon, à quoi bon l'empathie et le reste, être sensible pour être sensible ?
Vivre, et son lot de souffrance à dose plus ou moins quotidienne, c'est une chose pas toujours rose, ni bleu d'ailleurs, mais bon c'est aussi bon que ce que c'est douloureux, c'est violent et
vigoureux et on ne s'en lasse pas, mais ensuite ?
Etre sensible que nous sommes que faisons nous ? Globalement, si on s'adresse pour le plus grand nombre, ça enterre, ça refoule, ça ignore et ça méprise, ça esquive, évite, enfouie, ça élime, ça
suture, ça oublie et ça perd, ça s'enfuie et ça donne le change, bref ça survie. On en a tous connu, une ou deux personnes, divinement mal dans leurs peaux qui se sont débattu avec elles mêmes
jusqu'à réussir à donner le change de façon crédible. Oh mais bien sur avant d'en arriver là elles ont peut être craquées une fois ou deux par la fenêtre, le rassoire ou le chemin de fer, mais
bon on ne se refait pas on est humain et par là même on est vivant. Une fois remise, rest et ça repart, et à la fin ça fini par être crédible mais ça je crois que je l'ai déjà dit. Tout ça pour
quoi ? Ben tout ça parce que je me demande à quoi peut bien servir ma compassion.
On comprend, ok.
On ressent, encore mieux mais bon.
On comprend ce que l'autre ressent, wahou le pied.
Mais pour que cela ai du bon faudrait il encore que l'autre soit connecté à ces mêmes ressentis.
Oui mais bon il semble que dans notre siècle de la communication il soit plus simple de se connecter à MSN qu'à ses sentiments, ses ressentis. Alors donc à quoi bon toute compassion ? Ressentir
ce que l'autre cherche à oublier, éviter, zapper, wahou c'est cool. Mais bon ça colle un peu quand même, c'est comme un soir d'été, l'air est moite, gluant et collant, c'est bon oui, mais c'est
lourd certes.
Alors qui à la solution ?
Ministre de la santé, jeunesse et
sport ... certes j'ai la chance de ne plus
faire parti de la "jeunesse" et j'ai la chance d'être en bonne santé, mais je suis un grand amateur, supporteur, penseur, consommateur, de sport.
Et là je me désespère de voir Roselyne prendre ce ministère, non définitivement il n'y a plus de jeunesse












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